Présidents Africains : Les normaux et les paranos

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Il y a président et président. Il y a ceux qui sont réellement élus et aimés par leur peuple et qui pensent qu’ils n’ont rien à craindre et ceux qui s’imposent à leur peuple et deviennent paranoïaques. On voit des coups de « tas » partout et se bunkérise.

Eh oui dans les pays où la démocratie est marche et où on est réellement élu et adoubé par son peuple, on n’a aucun souci à se faire. On peut se permettre des balades en ville en toute quiétude.

Comme le président ghanéen, John Dramani Mahama qui s’est offert un tour de ville à moto. La vidéo dans laquelle on voit le président rouler à moto fait le buzz sur le net.

Comme John Dramani Mahama, c’est Patrice Talon qui a aussi fait parler de lui. En bien. Hier lundi, le nouveau président béninois a effectué une visite dans la ville historique Ouidah. Le cortège présidentiel est composé seulement de deux voitures, sans motard ni gyrophare.

Présidents Africains : Les normaux et les paranos

Plus surprenant encore, Patrice Talon a fait lever le dispositif mis en place pour assurer sa sécurité. « Je ne veux pas voir des hommes en uniforme ici. Dès que j’aurai besoin de vous, je vous ferai appel », a-t-il lancé aux policiers. Il est rapporté que quand il sort du boulot, il fait une escale chez son frère avec seulement deux ou trois voitures.

Sous d’autres dieux, quand certains dirigeants passent, rien ne passe. En République très très démocratique du Gondwana ( Togo) par exemple, toute l’armée est réquisitionnée pour sa « sékirité ».

Présidents Africains : Les normaux et les paranos

Les Gondwanais subissent toutes sortes de tracas quand il doit passer. Des hordes de troufions armés jusqu’aux dents sont postés tout au long de la voie où il doit passer. En attendant son passage, la voie est bloquée pendant des heures et les passants et les riverains ne sont pas autorisés à s’y approcher. Même on pouvait entendre les mouches voler. Tant il y règne un silence de mort. Et le cortège de président Fondateur file à une vitesse supersonique comme un président yankee en visite à Bagadad. Au temps de président Fondateur 1er, des hélicoptères survolent constamment même la zone.

Difficile de savoir de quoi ils ont autant peur. Des populations qui les plébiscitent pourtant à chaque consultation électorale ? Il se raconte que Président Fondateur a un « 2è bureau » dans un quartier du Gondw na City. Et chaque fois qu’il y va pour accomplir son devoir civique, plutôt son devoir conjugal, on éteint la lumière sur les poteaux électriques qui longent devant le domicile de sa « moitié ». Histoire de passer inaperçu. Chaque fois que les populations du quartier constatent un délestage sur les poteaux électriques, elles savent immédiatement que Président Fondateur est dans le coin. A malin…

Source : Liberté

27Avril.com

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