Présidence de la CEDEAO : Même Patrice Talon avant « Faure-vi » ? Bien !

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Le cercle des présidents africains est souvent appelé syndicat des chefs d’Etat, en référence à la « solidarité » qui les unit la plupart du temps. Ce faisant, il est difficile pour des rebelles de menacer un pays s’ils ne sont pas adoubés par les pays limitrophes.

Présidence de la CEDEAO : Même Patrice Talon avant « Faure-vi » ? Bien !

Le syndicat des chefs d’Etat de la CEDEAO aurait érigé un principe non écrit qui voudrait qu’il y ait une présidence tournante à la tête de l’institution, en alternant les francophones avec les anglophones. Mais depuis 1999 que le Togo a présidé l’institution, il semble que le fils du père qui est arrivé au pouvoir dans les conditions que chacun sait, a du mal à convaincre ses pairs de son degré de démocratie.

« Faure-vi » était au pouvoir avant Goodluck Jonathan, Alassane Ouattara, John Dramani Mahama, Macky Sall et Ellen Johnson Sirleaf. Mais tous ces chefs d’Etat ont eu à goutter au fauteuil de la CEDEAO. Et le dernier arrivé risque de lui damer encore le pion. Oui, Patrice Talon qui a réussi à booter Lionel Zinsou par des voies démocratiques a toutes les chances de supplanter « Faure-vi » à la présidence de la CEDEAO. Parce que tous les voyants plaident en sa faveur.

D’abord arrivé par la voie royale, Talon a annoncé publiquement qu’il ne compte pas faire du fauteuil présidentiel au Bénin une affaire de descendance. Mieux, il veut faire un seul mandat au pouvoir pendant que le voisin de l’ouest n’est pas chaud pour quitter, même après avoir triché sur le nombre de mandats que les présidents gentlemen se limitent à faire. « J’y suis, j’y demeure » semble être le credo de « Faure-vi ».

Etant donné que Talon ne veut faire qu’un seul mandat, plus besoin de chercher à connaître sa réponse sur la question de la limitation des mandats présidentiels au sein de la CEDEAO. La réponse coule de source. Mais lorsqu’on tente de poser la même question au fils du père, il pourrait dire que la réponse de son homologue gambien sera la sienne, étant entendu que les deux voguent sur le même bateau. Alors, en guise de punition, il est possible que Talon soit coopté à la tête de l’institution, lui qui vient d’être fraîchement élu. Comme quoi, il ne suffit plus d’être fils de président où d’avoir cumulé des mandats. Il faut surtout être un bien élu et un amoureux de la démocratie, et dans ce registre, Patrice Talon en est l’incarnation parfaite.

Source : Liberté

27Avril.com

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