Patrice Talon, un vrai président « normal » et bien élu. Faure Gnassingbé, mal élu et…hmm.

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« Les meilleures leçons à donner ce sont les bons exemples » – Emile de Girardin

A l’issue de sa victoire en France en 2012, François Hollande s’est voulu un président « normal ». Il voulait ainsi, contrairement à son prédécesseur qui a laissé l’image d’un président bling-bling, d’un président de riches, continuer à mener une vie simple et sans apparat, être proche du peuple. Mais François Hollande a dû vite se mettre dans le bain des délices du pouvoir.

Patrice Talon, un vrai président « normal » et bien élu. Faure Gnassingbé, mal élu et…hmm.

Récemment, des journalistes ont révélé, dans le livre « L’Elysée Off », les dérives en matière de gestion financière du président français qui s’était pourtant fait élire sur la promesse d’une baisse du salaire du Président et des ministres…Le locataire de l’Elysée a cassé la tirelire pour ses entretiens capillaires et la sécurité de la « First girlfriend ». Son coiffeur à l’Elysée a un salaire mensuel de 8000 euros (plus de 5 millions de FCFA) tandis que 400.000 euros (environ 263 millions de FCFA) sont déboursés pour assurer la sécurité de Julie Gayet. Il faut le faire.

Bon, les vrais présidents « normaux » se trouvent en Afrique et ont pour nom Faure Essozimna Gnassingbé, pardon, Patrice Talon du Bénin et John Magufuli de la Tanzanie. Patrice Talon est le premier dirigeant à vouloir inaugurer l’époque du mandat unique sur le continent noir. Pendant que ses pairs, bien assis dans leur fauteuil présidentiel, n’envisagent pas une seule seconde de le céder -suivez notre regard-, le président béninois qui se présente comme l’homme de la rupture, s’est engagé à ne faire qu’un seul mandat présidentiel, mais aussi à faire instaurer un mandat unique de sept (07) ans dans son pays.

L’ancien homme d’affaires veut aussi marquer les esprits en mettant fin aux voyages officiels à fortes dépenses. Pour ce faire, il a décidé de créer une cellule de régulation des voyages officiels. «Cette Cellule de voyages officiels aura pour mission de veiller à la rationalisation des dépenses, au respect des dispositions relatives aux déplacements à l’étranger du personnel de l’Etat et de ses démembrements », indique un communiqué du gouvernement.

Le nouveau président ne s’arrête pas là. Il va plus loin en publiant par mesure de transparence le salaire de ses ministres. Il s’élève désormais à 1.703.518 FCFA le mois, accompagné d’une prime d’équipement unique de 5 millions de FCFA et enfin, une assurance médicale.

Bien avant Patrice Talon, c’est le président tanzanien, John Magufuli qui s’est distingué par ses coupes drastiques dans les dépenses de représentation de son gouvernement. Il a interdit aux membres de son équipe de se rendre à l’étranger dans le cadre de voyages officiels, préférant que le personnel diplomatique tanzanien en poste se charge des négociations ou représentations à mener hors des frontières du pays, sauf exception qui impose la présence d’un membre du gouvernement. Il a également banni les réunions de travail de ses ministres hors des murs de leurs ministères, quand ce n’est pas nécessaire, les incitant à communiquer via visioconférence. Plus encore, John Magufuli se mêle à la population comme un citoyen lambda pour ramasser les ordures, dans le cadre de la campagne de nettoyage qu’il a imposée en lieu et place des festivités annuelles de l’indépendance.

Et dire qu’ailleurs, le souverain et ceux qui gravitent autour de lui sont non seulement de grands amateurs des voyages inutiles, mais aussi ils se livrent avec frénésie au pillage des ressources du pays…

Source : Médard Amétépé, Liberté

27Avril.com

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