Nouvelle année, nouvelles violations de la constitution ?

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Même taillée sur mesure en faveur de son hégémonie, Faure Gnassingbé éprouve un mal fou à se conformer au peu qui reste dans les lignes de la Constitution togolaise.

En effet, la Constitution togolaise en son article 74 stipule que « le Président de la République peut adresser des messages à la Nation. Il s’adresse une fois par an au parlement sur l’état de la Nation.

Que Faure Gnassingbé veuille se passer de son habituel discours de vœux à la Nation, aucune disposition républicaine ne l’y contraint. D’autant plus que ce discours en soi, n’a jamais renversé la tendance des profondes inégalités sociales depuis plus d’une décennie.

Mais en effet, le législateur a su réclamer des comptes sur la gestion de la chose publique au Chef de l’Etat en exigeant que ce dernier s’adresse au peuple par le truchement du parlement. Un exercice assez simple et Républicain, respecté un peu partout ailleurs, sauf au Togo où le mépris pour les lois semble érigé en règles d’or de gouvernance.

La même Constitution dans son article 145 exige : « Le président de la République, le Premier Ministre, les membres du gouvernement, le Président et les membres du bureau de l’Assemblée Nationale et du sénat, et les directeurs des administrations centrales et des entreprises publiques doivent faire la cour suprême une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction ».

Faure Gnassingbé n’y a jamais prêté attention. Curieusement, il est le premier à dénoncer les caverneuses disparités sociales dues à la gabegie financière qui est devenue un sport national.

A cette allure, il est fort à craindre que la fameuse commission de lutte anti-corruption ne bénéficie d’aucun crédit. Un bébé mort-né, comme le dirait l’autre.

A. Lemou

icilome.com

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