Marché d’Akodessewa : Des femmes en colère contre des tickets chers dans un environnement sale

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Marché d’Akodessewa : Des femmes en colère contre des tickets chers dans un environnement sale

Le véritable problème que rencontrent nos marchés reste leur gestion. Même ces marchés d’un autre siècle qu’on dit construire à coups de milliards de nos francs (encore que ce soient véritablement les fonds communiqués publiquement qui soient utilisés), n’échappent pas à la gestion approximative générale du pays en ces lieux par excellence où nos mères et sœurs mènent une lutte acharnée tous les jours pour trouver leur pitance. Et l’on sait presque déjà ce qu’elles subissent en matière de prélèvement des taxes (communément appelées « tickets »). Bien évidemment, l’on ne peut refuser à aucun Togolais ce devoir qu’est le sien de s’acquitter de paiement des taxes. Toutefois, on est en droit de se demander à quoi servent ces centaines de milliers de F CFA ramassés dans les marchés tous les jours, quand on voit l’insalubrité dans laquelle baignent les commerçants et leurs marchandises.

Un tour au marché d’Akodessewa (un lieu aussi réputé à cause de sa proximité avec le marché de fétiche) en cette période de pluie permet de se rendre compte de l’insalubrité criarde, du calvaire que vivent ces commerçants, malgré les taxes qui sont prélevées chez ces hommes et femmes tous les jours. Et justement concernant ces prélèvements, des voix s’élèvent du milieu de ces commerçants pour dénoncer une forme d’escroquerie qui ne dit pas son nom, instaurée par les responsables du marché. Samedi au marché d’Akodessewa, une femme qui vendait du maïs, du poisson fumé et des condiments a reçu, elle seule, trois tickets des mains d’un agent collecteur. Après le départ de ce dernier, nous avons poussé la curiosité d’en savoir un peu plus.

En réalité, la femme a eu un ticket pour chacun de ses étalages. Elle a eu à payer 450 FCFA en tout, c’est-à-dire 150 FCFA pour l’étalage de maïs, 150 FCFA pour celui des poissons et 150 FCFA pour les condiments. « On vient ici parfois sans presque rien vendre. Mais on nous oblige à payer ces taxes. Je viens de payer 450 F alors que je n’ai pas encore fait une recette de 1 000 F dans la journée, mais il est bientôt 18 heures. Vous voyez ce que nous vivons dans ce marché ? », confie la revendeuse. A l’en croire, les choses ne se passaient pas de la sorte il y a quelques années. Les commerçants avaient seulement à payer une taxe de 150 FCFA, quel que soit l’étalage. Personne ne sait aujourd’hui sur quelle base une revendeuse doit payer jusqu’à cette somme aujourd’hui pour ses étalages. « Nous nous posons la question tous les jours sans pour autant trouver de solution. Et ce ne sont pas ceux qui viennent nous prendre cet argent qui nous expliqueront. Mais malgré tout ça, regardez les conditions dans lesquelles nous sommes dans le marché. Ces fonds qu’ils prélèvent servent à quoi au juste ? Nous sommes fatiguées », ajoute-t-elle.

L’agent collecteur aperçu était chaussé des bottes, parce qu’après cette pluie qui a arrosé la ville samedi soir, le marché d’Akodessewa était méconnaissable. Les revendeurs étaient assis devant leurs étalages les pieds nus dans l’eau mélangée d’ordures. Une odeur nauséabonde se dégage dans tout le marché, puisque ces eaux formant de la boue avec les ordures sont là depuis plusieurs jours. En dehors de ces « merdes » que côtoient ces hommes et femmes tous les jours, ils mènent aussi un combat acharné contre les mouches, surtout les revendeurs de nourriture qui s’acquittent de ces taxes. « Eux (Ndlr, collecteurs), ils ont des bottes à porter et viennent nous dépouiller des maigres recettes que avons faites dans la journée. Nous qui les nourrissons avec nos sueurs sous le soleil ou nos froids sous la pluie, nous avons nos pieds dans l’eau et la boue. Ils ne se gênent même pas pour installer des infrastructures adéquates dans le marché pour soulager les commerçants. Constatez par vous-mêmes ! », a déploré une autre revendeuse. A côté du marché, ce sont des tas d’ordures qu’on retrouve dans des mares d’eau. Des gens sont obligés de cohabiter avec ces immondices dans un marché où on perçoit régulièrement des taxes chez les revendeurs.

C’est vraiment incroyable, ce qui se passe dans les marchés, non seulement à Lomé, mais aussi dans les grandes villes du pays. Tout porte à croire que les responsables de ces marchés ne s’intéressent qu’aux recettes générées par ces lieux. L’entretien ou la salubrité constitue le dernier de leurs soucis. Et comme on peut le constater, ce sont les commerçantes et les commerçants qui en paient le lourd tribut

Source : www.icilome.com

2 COMMENTS

  1. Pourquoi ceci doit etonner ? Le Togo est une anarchie qui ne dit pas son nom. ça fait très mal de le dire mais le constat est là.Vivement que les autorités se décident. c’est bien les taxes mais qu’une poignée de mains ne s’en accapare. qu’elles servent à ceux à quoi elles sont destinées.

  2. Je me nomme Cécile âgée de 33 ans.J’étais en relation avec mon homme il y a de cela 3ans et tout allait bien entre nous, à cause d’une autre femme il s’est séparé de moi depuis 5 mois. J’avais pris par tous les moyens pour essayer de le récupéré mais hélas ! Je n’ai fais que gaspiller mes sous. Mais par la grâce de dieu l’une de mes amies avait eut ce genre de problème et dont elle a eut satisfaction par le biais d’un … nommé CHANGO AZE au premier abord lorsqu’elle m’avait parlé de ce puissant je croyais que c’était encore rien que des gaspillages et pour cela j’avais des doutes et ne savais m’engager ou pas. Mais au fur des jours vu ma situation, elle insiste a ce que j’aille faire au moins la connaissance de ce puissant en question et c’est comme cela que je suis heureuse aujourd’hui en vous parlant. C’est à dire mon homme en question était revenu en une durée de 7jours tout en s’excusant, aujourd’hui il me suggère à ce qu’on se marie le plus tôt possible, je me plains même pas et nous nous aimons plus d’avantages. La bonne nouvelle est qu’actuellement je suis même enceinte de 2 mois. Sincèrement je n’arrive pas à y Croire en mes yeux qu’il existe encore des personnes aussi terrible, sérieux et honnête dans ce monde, et il me la ramené, c’est un miracle. Je ne sais pas de quelle magie il est doté mais tout s’est fait en moins d’une semaine, il est fort dans tous les domaines, Vous pouvez le contacter sur : Email: [email protected],Appelez directement son numéro téléphone ou l’écrit sur whasapp : 00229 66 54 77 77

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