LMD, un système mal ficelé qui crée des ennuis aux étudiants

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LMD, un système mal ficelé qui crée des ennuis aux étudiants

Le système Licence, Masters, Doctorat (LMD) appliqué depuis quelques années dans les Universités du Togo continue de causer des ennuis aux étudiants.

C’est dans ce système qu’on parle de « semestre ». Il n’est pas rare d’entendre des étudiants clamer haut et fort d’être au semestre I, II, III, etc. Dans ce système, un étudiant peut être au semestre II ou III et avoir des matières à valider au semestre I. Ce qui, selon ces apprenants, constitue pour eux un blocus en année de Licence. Un étudiant peut alors faire quatre ou cinq ans avant d’obtenir la Licence.

Il ressort que ce système est mal ficelé. En effet, à chaque semestre, un étudiant doit être évalué et il devra valider un certain nombre de matières. Les notes qu’il obtient à la suite de l’évaluation devront être relevées et consignées dans une base de données de son département. De ce fait, à la fin du semestre, ce dernier pourra savoir combien de matières il a validées et combien il lui reste à éliminer. Malheureusement, à la fin du semestre, on annonce à certains étudiants qui ont règlementairement composé que leurs notes sont introuvables. « L’année académique 2015-2016, je m’étais inscris au semestre II. J’ai payé un certain nombre de crédits, c’est-à-dire j’ai choisi un certain nombre de matières dans lesquelles je devrais être évalué. J’ai suivi les cours et j’ai été évalué. Quand les notes m’étaient parvenues, j’ai validé toutes les matières et j’attendais me retrouver au semestre III. Mais en début d’année 2016-2017, le secrétariat de notre département m’apprend que mes notes n’ont pas été comptabilisées parce qu’elles sont introuvables », a relaté Douti Yobé, très remonté. Il a précisé qu’il n’est pas seul dans le cas. « Je ne suis pas le seul dans cette situation. Dans notre département, nous sommes plus d’une vingtaine. Cette irrégularité n’est pas particulière à notre département, elle est constatée dans d’autres aussi », a-t-il ajouté.

Selon nos investigations, certains étudiants du département des Sciences sont aussi victimes de cette situation. Face à ce problème, que devront alors faire ces étudiants ? Devront-ils reprendre le semestre II ou les responsables de ces départements doivent-ils essayer de trouver une solution adéquate à la situation qui prévaut ?

Pendant que leurs collègues sont en train de suivre les cours du semestre III, ces étudiants en difficulté ne savent pas à quel saint se vouer. Ils ne savent pas s’il vaut retourner au semestre II ou s’inscrire au semestre III. Voilà des étudiants qui ont dû travailler dans des conditions alarmantes qui se trouvent être victimes d’un système qui est pourtant vanté par ceux qui sont en charge de l’enseignement supérieur au Togo. Lorsque des voix se sont élevées pour dire que ce système est imposé sans que les contours ne soient bien définis et que les matériels adéquats ne sont mis en place pour permettre qu’on le déploie avec efficacité, elles ne croyaient pas si bien dire. Les résultats de ce système sont là.

Pour le meilleur devenir de ces étudiants, il urge non seulement que des solutions adéquates soient immédiatement trouvées, mais aussi que le personnel soit régulièrement recyclé en vue de cerner ce système et que des départements soient dotés de matériels modernes qui puissent bien conserver les données.

Source : www.icilome.com

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