Les 350 instituteurs des savanes sans salaire depuis sept mois

440

Bien qu’ils soient déployés sur le terrain depuis sept mois, ils n’ont pas de salaire. Ces 350 normaliens de la promotion 2016 de la région des savanes ont pris langue avec le Directeur Régional de l’Enseignement et le Préfet de Tône ce mercredi.

Leur situation n’est pas du tout rose. Difficile de se nourrir, de se soigner, de se loger, les normaliens n’ayant plus de suite du traitement de leurs dossiers, donc pas de salaires n’ont pas caché leurs conditions.

« La situation est déplorable. Cela fait sept mois de service et actuellement nous n’avons ni le salaire, ni rappel, pas même les prêts sur salaire… A l’hôpital, on est obligé de négocier avant d’être pris en charge, rien ne va », s’est plaint Anéfou Kossi, le porte-parole des normaliens promotion 2016 au micro de Victoire Fm.

Des promesses après la rencontre avec les le Directeur Régional de l’Enseignement et le Préfet de Tône.

« Il (Ndlr, le DRE) nous a reçus cordialement. Il nous a demandé à quel niveau se trouvent nos dossiers. Nous lui avons dit que nous n’avons aucune idée de nos dossiers. Il a dit que nous devons connaître où se trouvent nos dossiers pour qu’ils puissent nous aider. Il a promis appeler la hiérarchie pour voir comment évoluent les dossiers », a-t-il ajouté.

Après la seconde rencontre avec le Préfet, celui-ci a appelé le ministre de tutelle qui a dit contacter les finances pour une suite à donner.

Komi Tchakpélé a vraiment du souci à se faire. Avant ces normaliens de Dapaong, 270 d’Atakapmé (ENS) ont déjà exprimé leur ras-le bol. Ils disent attendre indéfiniment à la maison sans affectation. Les situations sont presque les mêmes. Que sert-il de réussir à un concours national, de se former et retourner à la maison ou encore d’être déployé sans salaire ?

M E

Lomechrono.com