Le Togo à la recherche d’universitaires de haut niveau

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Le Conseil africain et Malgache de l’Enseignement Supérieur (CAMES) organise en 2017, son habituel concours d’agrégation ouvert aux enseignants chercheurs de ses pays membres. Pour donner une meilleure chance aux candidats togolais à ce concours, une session de formation se déroule depuis mercredi à l’université de Kara (440 KM au Nord de Lomé). Cette session de formation réunit 23 enseignants chercheurs des deux universités publiques du pays autours des professeurs agrégés ayant acquis des expériences après leur passage devant les examinateurs du CAMES.

 

Cette rencontre réunit les candidats inscrits dans les modules de Sciences juridiques, politiques, économique et de gestion. « Les différentes difficultés qui minent le concours d’agrégation seront passées au crible. Les leçons de commentaire, de dissertation. Cette session devra permettre aux candidats de se familiariser avec les dits, les non-dits et les clair-obscur du concours », a laissé entendre Dodji Kokoroko, professeur agrégé et président de l’Université de Lomé.

 

Le concours du CAMES, a-t-il ajouté, permet de « recruter par la voie courte, des maîtres de conférences agrégés dans les Facultés de Droit, de Sciences économiques et de gestion ». « Il faut respecter un certain nombre de critères pour pouvoir être candidat notamment l’ancienneté, être maître assistant, avoir produit un certain nombre d’articles dans des revues scientifiques reconnues et être présenté par son université à ce concours », a-t-il en outre relevé.

 

La rencontre de Kara a pour objectif de permettre aux 23 enseignants des universités publiques togolaises candidats à ce concours  de mettre à jour leurs connaissances et de s’informer sur les conditions de déroulement et les épreuves auxquelles ils seront confrontés.

 

Les deux universités publiques du Togo sont confrontées à un problème d’insuffisance d’enseignants chercheurs, surtout la plus jeune, à savoir celle de Kara. Cette insuffisance est d’autant plus accentuée par la rareté d’enseignants de rang magistral.

 

A.Y.
Afreepress

Togosite.com

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