Le supplice du feu !

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La cathédrale de Lomé en feu? La question vaut son tout pesant d’or, et pour cause. Le Togo et ses fils sont, depuis quelques années, victimes d’une série d’incendies d’origine criminelle ou accidentelle souvent avec morts d’homme. L’incendie à la Cathédrale de Lomé ne vient que rallonger une malheureuse liste déjà trop longue.

Panique générale, inquiétudes, cris de détresse et amertumes, les sentiments étaient divers dans l’après-midi de la journée de ce lundi où les populations de Lomé, observaient, impuissantes, le bel édifice de la Cathédrale Sacré-Cœur de Jésus en feu. Un incendie qui, aux dernières nouvelles, serait déclenché depuis la sacristie de l’église du fait d’un court-circuit, a consumé une partie de l’immeuble avant que le feu ne soit maitrisé par les sapeurs-pompiers accourus sur les lieux. Cette cathédrale, l’une des rares constructions allemandes encore utiles pour le Togo, rénovée il y a seulement quelques années, vient inscrire son nom sur la malheureuse liste des incendies que le pays a connus.

Déjà, le pire hasard du mois de janvier encore pour un incendie, rappelle de tristes souvenirs pour le Togo, du moins pour les commerçants togolais. Janvier 2017 comme janvier 2013, où les deux grands marchés de Lomé et de Kara ont été totalement consumés par un vilain incendie d’origine criminelle dont les coupables courent toujours. On se rappelle aussi du bus de l’équipe de l’Etoile Filante de Lomé qui a pris feu en novembre 2011 dans les environs de Gleï au nord Togo faisant six (06) morts, des corps horriblement calcinés.

Aussi se souvient-on du crash de Luigi en Sierra Léone en juin 2007 où treize (13) togolais dont le ministre des Sports Richard Atipoé accompagnant l’équipe nationale du Togo pour un match de football sont morts carbonisés. Plus tard, en janvier 2010, c’est le tour du bus des éperviers du Togo qui se rendant en Angola pour la CAN, d’être pris par les feux des rebelles cabindais faisant deux (02) morts au sein du staff technique.

La litanie des faits suscite toujours interrogations ? Le Togo est-il un pays maudit et condamné à payer le prix du feu ? Le mois de janvier auquel plusieurs de ces évènements malheureux se rapportent, est-il significatif et maléfique pour la nation togolaise ? En tous cas, ce qui est sûr, le premier coup d’État avec l’assassinat du premier et seul président démocratiquement élu au Togo, a été perpétré aussi en janvier.

La similitude est frappante. Ce qui bien évidemment, laisserait croire que tout fait quelconque à une origine passée ou présente.

Sylvestre Kokou Béni (independantexpress.net)

icilome.com

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