Le mouvement TJP propose des solutions pour une réconciliation réussie

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La communauté internationale célèbre ce 2 octobre, la Journée internationale de la non violence. L’occasion a une fois encore été saisie par le mouvement « Ton de la jeunesse patriotique » (TJP) qui a organisé à Lomé ce samedi une conférence-débat autour du thème : « Quelles actions pour permettre de renforcer la réconciliation entre les forces de l’ordre et de sécurité et la population de façon à prévenir les affrontements lors des manifestations politiques ou sociales ? », a constaté l’Agence de presse Afreepress.

Dans un rapport de circonstance présenté au cours de la rencontre, le
TJP a énuméré les différentes violences morales et physiques qui se
sont produit au cours de trois (3) dernières années (2013-2016). Il
s’agit entre autres des manifestations syndicales en 2013 de la
Synergie des travailleurs du Togo (STT) à Dapaong et qui ont conduit à
la mort de deux (2) élèves « abattus à balles réelles par des corps
habillés », des manifestations des élèves à Gléi qui se sont soldées
par 20 blessés dont trois (3) graves du côté des forces de l’ordre,
les protestations des populations de Mango en novembre 2015 contre le
projet de protection de flore, occasionnant six (6) morts.

Le mouvement pointe également du doigt plusieurs manifestations en
2016 violemment réprimées dont celle des étudiants en janvier, de
Mango en avril et de Zéglé récemment. La lutte contre le carburant
frelaté n’est pas en reste. Selon le TJP, cette lutte entretenue à
travers l’opération entonnoir, provoque son lot de violences. Le TJP
cite en dernier lieu les récents affrontements entre les forces de
sécurité et les populations de Glidji lors des fêtes traditionnelles
de prise de la première pierre en septembre dernier.

« Face à cette situation, il est important qu’on aille vers des
solutions idoines pour prévenir des lendemains difficiles », a lancé
le président du mouvement organisateur de la conférence-débat, Eklo
Yao Nukunu.

A titre de recommandations, le Ton de la jeunesse patriotique propose
que concernant la gestion des manifestations, les officiers ayant des
qualités de persuasion, soient habiletés à encadrer et à gérer les
manifestations « en bon père de famille » avec l’implication des
acteurs. Une rencontre « exclusive » entre l’armée et la classe
politique dans son ensemble serait la bienvenue, afin, souligne-t-on,
« d’exorciser le mal togolais pour arriver à une véritable
réconciliation pour mettre fin aux divergences historiques ». Selon Le
TJP, l’opération « Entonnoir » à travers laquelle est faite la lutte
contre le carburant frelaté, a montré « ses limites ». Il faut
explorer une alternative dans cette lutte, proposent M. Nukunu et ses
collaborateurs.

Le mouvement « Ton de la jeunesse patriotique » existe depuis 2010.

Telli K.

icilome.com