Le Mmlk réagit au refus de l’administration pénitentiaire à sa délégation de rendre visite aux détenus de la prison civile de Kpalimé

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Dans un communiqué publié ce vendredi, le Mouvement Martin Luther King (Mmlk) a fustigé le refus de la Direction de l’administration pénitentiaire de la prison civile de Kpalimé à sa délégation de rendre visite aux détenus.

D’après le communiqué, jeudi 20 avril, une délégation de 3 membres du MMLK conduite par son président est allée à kpalime pour rendre visite à deux détenus à la prison civile de cette localité.

Une fois arrivée, la délégation a été chaleureusement accueillie par les surveillants pénitentiaires qui l’ont conduite chez l’un des responsables de la prison. Il a été demandé à la délégation de présenter une autorisation de la direction de l’administration pénitentiaire.

« Étonnée de ce que l’autorisation soit édictée comme une règle à respecter dans le cadre d’une visite à la prison par les ODDH, la délégation a répondu par le négatif, mais affirmé avoir envoyé un message SMS à deux personnalités du ministère de la Justice et celui des Droits de l’Homme pour les informer de la visite de Kpalimé », indique le communiqué.

Et de poursuivre : « Dans les règles de sa profession, la responsable de la prison a appelé séance tenante quelques autorités, notamment le Directeur de l’Administration pénitentiaire qui a exprimé son interdiction formelle à la délégation d’échanger avec les détenus ».

Mais à en croire le Mouvement, des visites du Mmlk aux détenus dans des prisons du Togo ont été effectuées sans autorisation préalable.

« Scandalisée par cette instruction inique et contraire à la tradition en matière de visite des détenus du droit commun, la délégation s’est réservée de tout commentaire et a préféré se diriger vers le Tribunal de Kpalime où elle s’est entretenue avec le Procureur et le Juge d’instruction en charge des dossiers des deux (2) détenus », s’est indigné le Mouvement.

Au demeurant, le Mmlk a condamné rigoureusement cette attitude « injuste et rétrograde qui est de nature à saper les efforts fournis par le Togo en matière du respect des droits de l’homme ».

Aussi, a-t-il invité le ministère de la Justice et l’administration pénitentiaire à renforcer leur collaboration avec les organisations de défense des droits de l’homme au Togo, afin de consolider la démocratie et l’État de droit.

JA

Lomechrono.com