La vie dans la cour commune : De la mer à boire !

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Vivre dans une maison avec des co-locataires n’est pas chose aisée. Mais beaucoup de gens aujourd’hui, dans l’incapacité de construire une maison, optent pour la location, en attendant de trouver les moyens de se la payer. Toutefois, pendant ce temps en location, l’on est contraint de composer avec des voisins insupportables, parfois difficiles à vivre.

Sanitaires, la cour de la maison et de la devanture, facture d’eau et d’électricité; voilà autant de choses que les habitants de la cour commune se partagent. C’est justement ce qui devient source de division et de querelles dans les diverses maisons où il y a des locataires.

La gestion des factures d’eau et d’électricité est la première pomme de discorde, surtout lorsque chacun ne possède pas un additionneur ou un sous-compteur. Il y en a toujours qui se sentent trichés dans la répartition des frais d’électricité ou ceux de la facture d’eau. Ce qui crée de vives tensions dans la cour commune.

« Je vis dans une cour communes avec 7 ménages. Mes voisins sont tous des personnes mariées, sauf moi. Mais lorsque la facture d’eau arrive, je paie le même montant qu’eux. Je sais qu’on me triche. Je vais quitter d’ici peu et me trouver un toit ailleurs, puisque si je réclame, je sais que cela peut apporter des mésententes », se plaint Georges, carreleur.

Dans certaines maisons, la solution toute trouvée est l’utilisation du Cash Power (facture prépayée) pour l’électricité. Dans d’autres où la facture d’eau devient source de conflit, on opte tout simplement pour la coupure d’eau courante. L’on préfère aller l’acheter dehors…

Une autre difficulté est celle liée à l’entretien des sanitaires, un travail souvent réservé aux femmes, mais qui s’entendent très peu autour de la chose. « Quand vient son tour d’entretenir les sanitaires, elle trouve à dire ou le fait à la légère », fulmine Da Akoss qui règle un différend avec sa voisine chez le propriétaire de la maison. Et si ces litiges ne se règlent pas tôt, alors la cour commune se transforme en un champ de bataille, avec des conséquences incalculables.

Dans une maison que notre équipe a visitée à Totsi, quartier de Lomé, les règles sont claires. Ici, pas de bruits qui puissent déranger les voisins après 22 heures. « J’ai remarqué que les locataires se mènent la vie dure. Juste pour déranger, certains se donnent la largesse de faire entrer la moto tard dans la nuit sans arrêter le moteur. Ce bois fumant qui donne le mauvais exemple, je lui demande simplement de quitter de peur que d’autres ne copient cette mauvaise habitude. Puisque je leur prévient dès leur arrivée, à la signature de contrat », raconte M. Tamara, propriétaire de maison.

M E

Lomechrono.com