La police doit s’adapter très rapidement

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Si pour la plupart des Africains, le terme de cybercriminalité se réfère à la fameuse arnaque nigériane le ‘Scam 419’, en revanche, à l’échelle mondiale, il s’agit d’un phénomène d’une ampleur inouïe : selon plusieurs études, la cybercriminalité coûte chaque année à l’économie mondiale la somme de 500 milliards de dollars.

En Afrique, le coût est déjà estimé en dizaines de milliards de Fcfa.

Avec le boom de l’Internet en Afrique, porté par l’essor de la téléphonie mobile, on peut légitimement se demander si le continent est préparé à faire face au phénomène.

La sécurité des réseaux informatiques en Afrique est menacée par une cybercriminalité grandissante et de plus en plus sophistiquée. 

De manière générale, ce sont les escroqueries en ligne qui prédominent en Afrique et non les attaques de type DDOS, ou contenu ajouté, menées plutôt par les pays du Maghreb dans un but politique ou idéologique.

Avec l’avènement des nouvelles technologies et du tout numérique au sein des entreprises et des foyers, les cybercriminels en viendront naturellement à s’attaquer aux services Cloud. 

En effet, ces services s’annoncent beaucoup plus porteurs dans les prochaines années, car les solutions de sécurité classiques ne permettront pas de protéger les données de manière efficace. 

L’augmentation du nombre d’utilisateurs d’internet constitue la principale tendance qui favorise l’accroissement de la cybercriminalité. C’est le cas également de l’expansion du mobile, avec le déploiement des réseaux 3G/4G, laissant présager qu’un nombre plus important d’africains seront bientôt connectés au monde. 

Il est essentiel que l’Afrique profite de ces mutations – le très haut débit grâce au développement de la fibre optique, et l’expansion de la mobilité avec la 3G/4G – pour que les acteurs de la sécurité conçoivent une approche et une vision différentes de la sécurité.

L’initiative de l’Union africaine pour l’adoption d’une convention de lutte contre la cybercriminalité par les Etats Africains, et permettant la mise en place d’un cadre juridique pour cette lutte, est une très bonne chose. 

Il n’en reste pas moins que la police et les différents services de sécurité ne sont pas préparés à affronter les cybercriminels faute de formation et d’équipements. 

Pour venir à bout de cette nouvelle forme de délinquance, il faut impérativement disposer des moyens appropriés à la hauteur des menaces, reconnaît Pius Kokouvi Agbétomey, le ministre de la Justice. 

C’est la raison pour laquelle les autorités ont commencé à former les officiers de police judiciaire aux nouvelles techniques d’investigations et de recherche.

Une session s’est ouverte lundi pour une vingtaine d’OPJ ; un stage assuré par le Centre de Formation des Professionnels de Justice (CFPJ).

Il faudra aussi que le Togo envoie ses fonctionnaires se former dans les pays en pointe contre la cybercriminalité et procède à l’acquisition d’une informatique dernier cri déjà à la disposition des délinquants.

Republic Of Togo

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