La Chronique de Yves de Fréau : Adieu la CAN 2019 ! Vive la soudaine philosophie de Claude Le Roy !

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Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, Claude Le Roy, depuis quelques semaines, a changé de langage. Son refrain « j’ai pour mission de qualifier le Togo pour la CAN 2019 », s’est transformé en « je ne suis pas là pour assurer des résultats moyens à court terme, je suis là pour construire quelque chose à long terme ». Son autre discours « le championnat togolais vient de reprendre après des années d’interruption, il faut lui donner le temps de produire des joueurs capables de relever des défis internationaux », vient d’être converti en « si on veut franchir un palier, c’est en partant avec de jeunes joueurs. Il y en a dans le championnat mais aussi des jeunes que j’ai vus dans des tournois d’Académies. C’est un gros risque certes mais j’ai toujours fonctionné comme ça ». Mensonge de super adulte. Ingéniosité de vieux technicien.

Sur ses trois années de contrat avec le Togo, le technicien français en a déjà bouffé plus d’un tiers. Du coup, il lui revient à la mémoire comme une chanson bizarre qu’il chantait sans y croire : il disait que la mission, à lui confiée par le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé, est de qualifier le Togo pour la phase finale de la CAN 2019. Même en février dernier, au lendemain de la piteuse élimination des Eperviers du Togo de la CAN gabonaise, Claude Le Roy relativisait tout bonnement, affirmant que la présence togolaise au pays d’Ali Bongo, n’était qu’un bonus. Une sorte de cerise avant la cuisson du gâteau prévue pour 2019. Mais comme le chantait son compatriote Gérard Lenormand, le malin technicien blanc, sentant « son rêve trop fragile pour en garder le fil sur les touches blanches et noires », change de langage. Et comment ? Juste au moment d’amorcer les éliminatoires de « sa » CAN. Celle de 2019 que lui a exigée le respectable président de la République.

Eh bien, au cas où vous ne l’auriez pas constaté, Claude Le Roy, depuis qu’il a perdu certains cadres de la sélection, a changé de ton. Ses mots « il faut un certain vécu, une grande expérience en sélection pour pouvoir faire face à certains challenges » ont cédé leur place à « si on ne prend pas de risque dans ce métier, si on n’est pas là en train de préparer l’avenir, si on se contente juste de gérer ce qu’on a en arrivant, je pense qu’on ne fait pas son boulot ». Quel subtil renversement de mission de ce septuagénaire ? Il en oublie même les promesses faites à son fils Faure Gnassingbé, de qualifier « son » Togo pour la CAN 2019. Ainsi le « sorcier blanc » dit non aux rêves éphémères qui s’envolent au petit jour. Il donne ainsi raison à ceux qui ont toujours pensé que, se qualifier pour une CAN ne vaut pas plus que poser les bases d’un championnat professionnel, donner aux dirigeants, aux entraineurs, aux joueurs, et même aux arbitres et journalistes les moyens d’avancer. Et doter chaque préfecture d’infrastructures dignes de notre ère. Cette philosophie a malheureusement manqué aux décideurs de la vie politique et sportive du pays, et c’est bien que, dans sa traversée de la zone de turbulence, Claude Le Roy y ait pensé. Et très vite, il s’y accroche. Comme un naufragé s’accroche à un radeau.

Ainsi, comme l’ordonne le « sorcier blanc », une autre façon de voir les choses, devra désormais animer le monde sportif togolais dans son ensemble. Surtout les férus du football. Le choix qui s’impose doit être dicté par la main que tend le futur à notre football. Une main qui exige patience, abnégation, persévérance avec pour support, une politique sportive qui va au-delà d’une qualification pour une CAN. Il est bien connu que, à vouloir courir sans savoir marcher, on se casse la figure. On peut toujours penser que, Claude Le Roy s’est bien moqué de tous pour avoir pris 14 mois avant de revenir sur ce qui paraissait mieux pour notre pays, ça reste une leçon à piger. Une leçon à ajouter à celle qui nous enseigne que, dans la vie, on ne réinvente rien. On marche sur les pas déjà tracés. On apprend, puis on avance. Un pas, puis un pas…

Source : www.icilome.com

3 COMMENTS

  1. mn frère je pense que tu connais rien en football. parce que l’essentiel c’est pas de se qualifier et d’aller nous foutre la honte comme la dernière can.il faut donner le temps à ce monsieur pour qu’il construit quelques choses de bon,parce qu au Togo il y’a pas le football

  2. a beau mentir qui vient de loin. allez pervier. bon boulot Claude Leroy. rien inventer sinon il ne serait pas au Togo. un projet: a se repense du jour au lendemain… le togolais est press par le rsultat et passe toujours ct de l’essentiel fournir. un chat vivant vaut mieux qu’un lion mort. salut tous

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