Jean-Pierre Fabre appelle le peuple Togolais à assumer sa révolte 29 mai 2017

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Jean-Pierre Fabre appelle le peuple Togolais à assumer sa révolte                                                                             29 mai 2017
Jean-Pierre Fabre, Président de l’ANC

Par Serge Lemask
Comme annoncé le Combat pour l’Alternance Politique en 2015 (Cap 2015) a tenu un grand meeting d’informations samedi à Bè-Kondjidji (Lomé). L’occasion a été pour le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre de se prononcer sur le déroulement des derniers évènements au Togo.

D’entrée, le Président de l’Alliance Nationale pour le Changement (Anc), Jean-Pierre a répondu à ceux qui ne manquent pas d’occasion pour tirer sur lui à boulets rouges. Il a tenu à leur rappeler leur vrai adversaire politique :

« Certains se disent opposants mais font de moi leur principal adversaire. Si tu te dis opposant, cela veut dire que ton adversaire est le parti au pouvoir (Rpt-Unir). C’est pour dire à ceux qui ne cessent de me vilipender que je ne suis pas leur adversaire. Je n’ai même pas leur temps mais je me dois de leur répondre occasionnellement », a-t-il laissé entendre.

Il n’y est pas allé avec dos de la cuillère pour appeler le peuple Togolais à assumer sa propre révolte. D’après lui, la révolte est le droit de tout esclave. Allusion faite au blocage des travaux de la commission des lois au sujet de la proposition de loi déposée par les députés Anc-Addi portant réformes constitutionnelles.

« Les députés sont à l’Assemblée nationale pour vous servir. S’ils n’arrivent pas à le faire, il revient au peuple de prendre ses responsabilités. L’Assemblée nationale appartient à tous les Togolais. Le peuple doit se révolter parce que c’est le droit de tout esclave. Donc, esclave lèves-toi et assures ta révolte», a-t-il lâché.

Un avis visiblement partagé par ses militants et sympathisants qui comptent prendre d’assaut le siège du parlement pour exiger les réformes comme ce fût le cas du peuple Burkinabé.

«Nous demandons juste à nos responsables de nous donner le jour que se tiendront encore les travaux de la commission des lois. Nous viendrons aussi à l’Assemblée nationale et nous ne partirons pas sans les réformes. Trop c’est trop ! Ils peuvent lancer des grenades lacrymogènes comme d’habitude », a déclaré un militant.

A un autre de renchérir : « Attendez et vous verrez. Nous somme décidés à le faire. S’il le faut nous passerons la nuit au parlement. Sans les réformes aucun député ne sortira de l’Assemblée nationale. Advienne que pourra ».

Comme le disait Thomas Sankara, « l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa propre révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir ». Les militants du Cap 2015 semblent l’avoir compris.

Togo-Online.co.uk

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