Jean Kissi propose un mouvement citoyen pour une « action ultime » en faveur des réformes politiques et la décentralisation

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Mais mieux que ces deux (2) personnalités, M. Kissi, intervenant ce lundi sur les ondes de la radio Victoire FM, propose que le temps est venu de mettre les appartenances politiques sous éteignoir pour passer à un « mouvement citoyen ».
 
« Nous avons réfléchi à la question dans notre parti et nous sommes arrivés à cette conclusion que si on arrive à une situation dans un pays où toutes les institutions sont confisquées ou toutes les structures de l’économie sont prises en otage par un clan et qu’une minorité pille la richesse nationale au dépend de la majorité, le temps sera donc venu de mettre les appartenances politiques au vestiaire et de se mobiliser dans un mouvement citoyen pour une action ultime », a-t-il précisé.
 
« Quand ce mouvement commence, le minimum auquel le peuple a droit, si on ne l’atteint pas, il ne faut reculer, sauf qu’on tue », a-t-il ajouté tout en soutenant que ce n’est pas l’affaire d’un « parti politique » ou d’un « groupe de partis politiques » mais un mouvement qui doit pouvoir contenir les partis représentés à l’Assemblée nationale, les partis extraparlementaires mais aussi les organisations de la société civile, les étudiants et les syndicats.
 
C’est ce qui s’est passé au Burkina Faso et au Sénégal, a lancé le Secrétaire général du CAR qui estime également qu’ « il n’y a pas de marche qui vaille si on ne met pas une orientation politique qui permet d’associer la pression au dialogue ».
 
Pour information, le Combat pour l’alternance politique en 2015 (CAP 2015) continuera sa pression dans les rues en l’absence de ce mouvement. Une troisième manifestation pour exiger les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales aura lieu le 25 juin prochain. Ce regroupement de quatre (4) partis politiques de l’opposition (ANC, CDPA, PSR et UDS-Togo) donne jusqu’à août au pouvoir pour engager ces réformes.
 
Dans un débat public organisé il y a quelques jours à Lomé, Florent Badjam Maganawé, représentant du parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR) avait estimé que l’Accord politique global (APG) dont l’opposition se targue pour demander les réformes politiques, est « caduc ».
 
Modeste K.
 
source : afreepress
 

TogoActualité.com

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