Fin du sommet de Lomé et retour aux priorités de l’heure

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Le sommet sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique a pris fin le samedi dernier avec l’adoption de la fameuse charte. Ce qui a mis toutes les questions brûlantes de l’heure en veilleuse, vient de prendre fin. Le régime RPT/UNIR doit maintenant faire face aux nombreux dossiers en attente.

Ce n’est pas une surprise pour personne. Faure Gnassingbé et son gouvernement se réjouissent d’avoir réussi à convaincre à Lomé, certains chefs d’Etat et de gouvernement africains pour la signature de la charte africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes. Mais cette joie devrait faire au défi qu’est le quotidien des Togolais qui veulent la mise en oeuvre de l’accord politique global (APG), la bonne gouvernance, l’amélioration des conditions de vie des travailleurs togolais, bref, les chantiers en suspens sont nombreux et divers.

En effet, les dossiers mis au placard à cause de la tenue de ce rendez-vous diplomatique international sont nombreux.

L’ancien Premier ministre Me Joseph Kokou Koffigoh à travers un poème dresse bien la situation : « Le Sommet est fini ; les vagues se retirent ; On peut se réjouir qu’il n’ y ait pas eu de tir à balles réelles ou bien lacrymogènes ; Une Charte est signée par des mains homogènes ; le Togo a gagné, certes, mais c’est l’Afrique Qui remporte un trophée (…) Oh, le fameux sommet sur la mer se termine ; On revient à nos peurs qui ne sont pas marines : Ce sont les réformes de nos institutions…, On peut, dans la foulée, trouver des solutions. Qui, après le Sommet, on redescend sur terre ».

Effectivement, le régime RPT/UNIR doit redescendre sur terre pour plancher sur le quotidien des populations. Surtout en ce moment où une confédération des syndicats des enseignants menace.

Il est impérieux que ceux qui sont au pouvoir puissent faire en sorte que les Togolais ressentent également une joie, celle d’être gouvernés par des gens qui se soucient d’eux, de leur bien-être, avec la répartition égales des richesses nationales.

Les réformes politiques, la décentralisation et la bonne gouvernance sont des vœux qui doivent se réaliser ici, sur la terre ferme. Il faut donc quitter les océans, les mers et donner de la joie aux Togolais sur terre.

A.H.

icilome.com

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