Contraste : Le Général Béréna choisit les fleurs au détriment de la vie des populations riveraines de Nukafu noyées dans des torrents de poussières

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Le Togo est un pays qui excelle dans les controverses et les paradoxes inadmissibles. La route Lomé-Vogan-Anfoin est l’un des scandales les plus retentissants de l’ère Faure Gnassingbé.

Depuis trois (3) ans, les travaux sur cette voie sont abandonnés au grand désarroi des usagers et des populations riveraines. Du Collège Saint Joseph à la Pharmacie Gbézé sur le Boulevard Jean-Paul II, c’est la croix et la bannière.

Les riverains font face à des poussières torrides. Les conséquences de cette situation sont dramatiques sur les populations. En pleine ville, un gouvernement responsable devait au moins envoyer des camions à eau arroser de temps à temps cette portion de la voie en attendant une reprise éventuelle des travaux. Mais que nenni ! Au quotidien, les cris de détresse des populations sont relayés par les réseaux sociaux et les médias. Apparemment, cela ne dit rien à personne.

Ce qui est davantage choquant dans cette situation, a à peine 500 mètres de ces torrents de poussières, l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique (ANASAP) se contente d’arroser les fleurs sur le Boulevard Eyadèma. Au quotidien, ANASAP mouille convenablement les fleurs jusqu’au goudron par moments.

C’est une bonne chose d’embellir le Boulevard Eyadèma Gnassingbé. Mais entre les fleurs et la vie des riverains sur le Boulevard Jean-Paul II, où se trouve la priorité ? Cette question n’a pas sa raison d’être sauf si on est au Togo où tout va à l’envers. C’est une provocation au quotidien que de dépasser ces véhicules à eau sur ce boulevard et se retrouver dans la poussière morbide à quelques mètres de là.

Si tant est que le Directeur de l’ANASAP le Général Béréna Gnakoudè se rappelle la vie des fleurs sur la voie Eyadéma, il doit penser là aussi à la vie des riverains de Jean-Paul II en y envoyant aussi ses véhicules.

Autrement, il confirme qu’au Togo, les animaux et les arbres ont plus de valeur que les hommes comme c’était le cas à Mango.

Source : www.icilome.com

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