Cameroun : Le Golgotha des Homosexuels 02/10/2016

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Par Olivier Tchinda NGUIMO
Cameroun : Le Golgotha des Homosexuels                                                                             02/10/2016

L’affirmation de son appartenance sexuelle est une liberté reconnue à tout esprit humain par le législateur. L’article deuxième alinéa premier de la déclaration universelle des droits de l’homme en dit long : « Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente déclaration… ». En Afrique cependant, les lois homophobes se multiplient tels des champignons. Au Nigéria, en Ouganda et au Togo, l’homosexualité est sévèrement réprimée. Le cas du Cameroun de Paul BIYA fait toujours la une des journaux. C’est dans ce pays de l’Afrique centrale qu’il ya le plus grand nombre d’homosexuels dans les geôles.

Cet article que je me permets de publier parle justement de ma personne et de tous ceux qui partagent les mêmes opinions que moi en matière sexuelle. Je suis homosexuel et je l’avoue ; Nullement je n’aurai honte de le proclamer à haute et intelligible voix. Mais au Cameroun, le dire ou mieux le proclamer est synonyme d’un arrêt de mort. J’ai été témoin des atrocités réservées par les populations de DOUALA à ceux qui arrivaient à défier la peur et la mort, à défier l’autorité et ses lois iniques pour proclamer leurs identités sexuelles. J’avais été et je demeure une victime de la barbarie des populations de DOULA et surtout de ma propre famille. Mourir ou vivre devient pour moi un dilemme.

J’ai quitté le Cameroun et j’ai fait la traversé du désert. J’ai défié « l’ouragan » de l’océan sableux du Sahara. A mes côtés à défaut d’eau, tombaient par dizaine mes compagnons de fortune. J’ai vu la mort mais de justesse je l’ai échappée. De mes yeux, j’ai vu mères et enfants mourir, avalés par le sable mouvant. Je n’ai pas connu Lampedusa mais j’ai connu pire. Les rafles des passeurs, leurs violences au quotidien, les violes sur les femmes, les jeunes filles, les adolescentes et aussi surtout des enfants sans défense aucune. J’étais resté impuissant devant cette scène horrible et horrifiante.

En France, pays dans lequel je vis actuellement, je jouis de ma liberté d’expression. je peux me permettre de vivre avec des partenaires du même sexe et nullement je ne serai inquiété. Ceci est justement l’expression de la grandeur de la France en matière de démocratie et du respect des droits humains. Le mariage pour tous reconnu permet aux homosexuels de vivre pleinement leur liberté et donc leur sexualité.

Si le Caméroun veut rester un grand pays, il faut que Paul BIYA et ses affidés copient un tout petit peu l’exemple Français. Comme quoi le Cameroun est l’enfer sur terre pour les homosexuels.

Togo-Online.co.uk