Au togo, le pagne en voit de toutes les couleurs

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C’est à Assigamé (au « grand marché », en langue mina), dans le quartier Adawlato de Lomé, que sont nées dans les années 1970 les fameuses Nanas Benz, ces puissantes commerçantes togolaises spécialisées dans la vente de pagnes haut de gamme.

Les Mercedes qui ont fait le surnom et la réputation de leurs aînées sont de lointains souvenirs pour celles qui ont repris le flambeau. Elles sont aujourd’hui une trentaine. Si elles restent fières du nom et du métier qu’elles ont reçus en héritage, les Nanas Benz de la troisième génération du Grand Marché de Lomé doivent aujourd’hui batailler ferme pour faire tourner leurs boutiques et garder la haute main sur un marché de plus en plus concurrentiel.

Une ère révolue

Leur principal problème : les contrefaçons de tissus de pagnes importées de Chine, qui copient les dessins des marques traditionnelles et sont vendues une bouchée de pain. Les taxes aussi, notamment la TVA (à 19 %), qu’elles doivent payer à l’achat chez leurs fournisseurs néerlandais de wax et qui les contraint à maintenir des prix élevés au détail.


Jeune Afrique

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