‘Alawogbé’ a besoin d’un barrage

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Alawogbé, un village situé à 60 km de Lomé, dans la préfecture de l’Avé, compte environ 800 habitants qui vivement essentiellement de l’agriculture. Et comme toutes les localités du Togo, les problèmes des habitants d’Alawogbé sont légion.

Routes délabrées et poussiéreuses, maisons en claie et en terre, les enfants torses nus qui vadrouillent dans les ruelles, des jeunes regroupés sous des arbres à discuter, certains hommes dans leurs champs tandis que d’autres éméchés, se donnent en spectacle en trottinant et esquivant quelques pas de danses traditionnelles. C’est ce que à quoi l’on a assisté durant la journée du lundi lors d’une visite à Alawogbé.

Selon les habitants, le village produit essentiellement du maïs, mais les cultivateurs se heurtent à un sérieux problème.

« Chez nous ici, nous cultivons la terre. Nous produisons du maïs, manioc, de la tomate aussi. Mais nous avons des problèmes pour conserver ces tomates que nous produisons, ce qui fait des fois, elles coûtent chère ici. Et je veux dire que le premier problème auquel nous faisons face est le manque de barrage. Nous en avons besoin. Nous avons de l’espace pour qu’on nous construise un barrage ici », nous a confié un jeune cultivateur.

A un autre de renchérir : « Nos terres sont fertiles, mais nous manquons cruellement de légumes. Pour en avoir, il faut aller dans un autre village. Nous avons aussi besoin de tracteurs et un financement des cultivateurs. Parce qu’il faut de l’argent pour toute chose maintenant dans ce monde ».

On peut voir certains hommes, accompagnés des femmes, qui se rendent aux champs, d’autres qui fabriquent du vin de palme. Il est vrai que les anomalies climatiques aussi leur jouent un sale tour, mais à en croire les habitants d’Alawogbé, la construction d’un barrage dans le village sera très bénéfique.

« Les femmes cultivent le champ et produisent de l’arachide, du maïs et du manioc. Les hommes fabriquent du vin de palme. Les jeunes aiment produire de l’ananas. Les anomalies climatiques nous causent beaucoup de problèmes, parce que lorsque nous espérons la pluie, elle ne vient pas et cela nous empiète sur ce que nous faisons. Je vais insister sur le problème de barrage dans le village. Nous avons besoin d’un barrage», a insisté une femme rencontrée juste à côté de l’école primaire du village.

Et de poursuivre : « Nous n’avons pas un marché chez nous outre celui de Djolo. Aussi un hôpital dans la localité, ce qui fait que nous évacuons souvent nos malades à Assahoun, situé à 9 km d’ici. Nos jeunes aussi qui fréquentent ne trouvent pas de travail, mais on m’a dit que ceux de Lomé aussi chôment beaucoup ».

Curieusement, nonobstant tous ces problèmes, cette population ne perd pas sa bonne humeur et son sens de l’hospitalité. Elle tient beaucoup à l’amélioration de ses conditions de vie et en appelle à l’aide du gouvernement.

JA

Lomechrono.com

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