Myrna Tabchoury s’arroge un bien humanitaire à des fins mercantilistes

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Dame Myrna Tabchoury est la Directrice de l’hôtel Palm Beach de Lomé. Dans cette société hôtelière, des mouvements d’humeur se sont déjà faits entendre à cause de la Directrice Myra qui « serait instigatrice de licenciements abusifs » sans compter ses sauts d’humeur que supporteraient les employés à longueur de journées. Aujourd’hui, elle est accusée d’accaparer les biens d’une communauté et menace les œuvres humanitaires.

Selon l’enquête diligentée par le journal la « Nouvelle Tribune », c’est dans une affaire de parcelle de terrain dans la zone portuaire que Myrna Tabchoury manigance avec une naïveté qui frise la complicité, selon ce journal, du Contre-Amiral Fogan Adégnon, Directeur Général du Port Autonome de Lomé.

En Février 2002, la Communauté Libano-Togolaise (CLT), légalement installée, requiert et obtient une parcelle de terrain d’une superficie de 3.847 m² où fut construit un centre médico-social pour des œuvres humanitaires. Le contrat était établi pour une durée de 10 Ans. « Le centre médico-social a reçu et soigné plus de 45.000 patients, des Togolais dans leur majorité sur une durée de 10 ans » indique le journal.

Malheureusement, les activités de centre tournent au ralenti, suite au décès en 2012 du président de la CLT, feu Samir Tabchoury, père de Myrna, à l’origine du scandale. Ce décès a entraîné un vide administratif.

En effet, cette dernière dans ses visées matérialistes ne fait aucune distinction entre les biens de son défunt père et ceux de la communauté Libanaise dont les locaux du Centre médico-social. Elle introduit une requête de renouvellement de contrat au Directeur Général du Port Autonome de Lomé.

Ce dernier ne parvint pas à déceler le coup de poker de dame Myrna qui a subtilement joué sur du faux pour s’arroger la parcelle de terrain. Dans sa demande de renouvellement, l’intitulé « Communauté Libano-Togolaise » a été revu, et devenu « Centre Libano-Togolais » d’où le sigle CLT est resté conservé.

Sous le coup de son cumul de fonctions, le Contre-Amiral Fogan Adégnon, également maire de la ville de Lomé, n’a visiblement pas eu le temps pour voir venir le piège de Myra Tabchoury.

Il accorde donc le renouvellement de contrat plutôt à un prétendu « Centre Libano-Togolais » qui n’existe que de nom.

Faux et Usage de faux, violation des termes d’un contrat

La Directrice l’Hôtel Palm Beach se donne à cœur joie à l’exploitation du local à des fins capitalistes en violation à l’article 4 du contrat initial qui stipule : « La présente autorisation est accordée en vue de la construction et l’exploitation d’un centre médico-social. Les installations à ériger sur le site serviront uniquement auxdites activités. L’usage des installations envisagées sur le lot devra être scrupuleusement observé. Aucun bâtiment d’habitation ou d’une destination autre que celle définie dans le présent cahier de charges ne doit être érigé et utilisé sur le lot ».

“ORCA”, c’est ce qu’est devenu ce centre sous la houlette de Myrna. Le magasin érigé en lieu et place du centre médico-social, preste dans la décoration intérieure et la vente « des meubles, des luminaires, des tapis, des jouets, des cadeaux, des électroménagers ». Selon l’enquête, Myrna aurait loué le local à des commerçants pour de tels services au détriment du social comme prévu dans le contrat… ceci, sous le silence du Directeur Général du port.

La saisine

La Communauté Libano-Togolaise a, courant Février 2015, repris ses esprits avec l’élection d’un nouveau bureau sous l’accompagnement des autorités libanaises et togolaises. Le nouveau président Nadim Bassil installé, a rapidement entamé des négociations avec les autorités portuaires en vue de la réouverture du centre médico-social.

Mais les discussions seraient restées infructueuses d’où la lettre de Nadim Bassil au Contre-Amiral Fogan Adégnon en vue d’une résiliation de contrat d’avec le fallacieux « Centre Libano-Togolais », pure invention de dame Myrna.

« En nous renseignant pour renouveler le contrat et faire en sorte de réactiver le Centre médico-social, quelle était notre surprise de constater que le contrat a été renouvelé au nom de la CLT, mais en étant le diminutif d’un certain Centre Libano-Togolais (CLT), un organisme sans aucune entité juridique. D’un but non lucratif, les bâtiments ont été transformés à but purement commercial. Le contrat a été renouvelé avec les mêmes objectifs : bâtir un centre médico-social et un centre culturel libanais », ajoute le président de la Communauté Libanaise au Togo.

Il ajoute : « Eu égard à ce qui précède, nous venons par la présente vous demander de rectifier le contrat, en annulant purement et simplement le contrat vous liant à ce centre libano-togolais (CLT) sans entité juridique et représentative, afin de signer un contrat avec la Communauté Libanaise au Togo (CLT) pour qu’elle puisse continuer l’œuvre humanitaire au service du peuple togolais, en rouvrant le centre médico-social, le centre culturel libanais et le siège de la Communauté Libanaise au Togo (CLT) ».

Pourvu que le PCA de Togo Telecom, Maire de la Ville de Lomé et Directeur Général du Port Autonome de Lomé daigne trouver quelques minutes à cette missive, et qu’il y fasse diligence pour que justice soit faite, au risque de voir dame Myrna continuer à jouir de cette impunité.

A. Lemou

icilome.com