Ministère des Travaux publics : Y a-t-il un maître à bord ?

32

Avenue de la République/Agoè (Après la petite pluie de vendredi dernier)

D’aucuns pensent d’emblée que cette question ne devrait pas être posée quand on connaît déjà la nature de la personne qui incarne aujourd’hui ce ministère. Rien qu’à se rappeler les détournements dont lui et son ancien collègue de l’Economie et des Finances sont accusés dans le cadre du réaménagement de la route Lomé-Vogan-Anfoin, on peut comprendre l’état des routes laissées par certaines entreprises BTP au niveau d’Agoè.

Mais on peut toujours insister sur la question, surtout du moment où les routes qui font peut-être la fierté des Togolais, du moins ceux de cette partie de la capitale, se révèlent, à la moindre gouttelette de pluie, une chimère (ce n’est pas trop dit quand on voit un peu la désolation des populations pendant et après les pluies).

Tout porte à croire aujourd’hui qu’aucun suivi n’est fait pendant l’exécution de ces travaux. On se demande ce que font les membres du gouvernement sur le terrain quand, devant des caméras, ils donnent l’impression de descendre sur les chantiers pour un contrôle. Le ministre des Infrastructures et des Transports, Ninsao Gnofam, devrait avoir des comptes à rendre aux Togolais, même si on sait qu’il a déjà tenté vainement de les convaincre devant l’Assemblée nationale.

Comment peut-on construire des routes qui ne servent la population qu’en saison sèche ? Difficilement on voit des caniveaux dignes de ce nom sur ces voies. Même les retenues d’eau construites par ces entreprises BTP, finissent par déborder et inondent les voies.

Tout ceci amène à donner raison aux détracteurs des autorités en charge du réaménagement de ces voies, qui affirment qu’il y aurait un deal entre certains membres du gouvernement et les responsables des entreprises de constructions des routes, lors des passations des marchés. Sinon, des ouvrages comme ceux qu’on voit aujourd’hui à Agoè et ses environs, amènent à réfléchir. Cela mérite qu’on interpelle ces entreprises. Mais rien ne se fait.

Tout semble indiquer qu’au ministère des Travaux publics (Infrastructures), on se satisfait de ces ouvrages approximatifs qui deviennent des casse-têtes chinois pour les usagers. La pluie de vendredi dernier, avec ce qu’on a vécu sur l’avenue de la République et dans tout le quartier d’Agoè ne semble visiblement rien dire au locataire de ce ministère. Ce qui confirme qu’on est (ici) dans une jungle où personne n’a de compte à rendre à personne, même pas au roi de la jungle-suivez nos regards-.

Evidemment, c’est le peuple qui se retrouve coincé dans cette anarchie qu’est la gestion approximative des choses de la cité. A chaque fois qu’on fait face aux désolations sur nos routes, dans les quartiers, on se demande s’il y a un maître au ministère des Travaux publics.

I.K

icilome.com