Marché d’Akodésséwa, l’autre nid de la puanteur à Lomé

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Akodésséwa, voilà un quartier situé en pleine capitale qui évoque beaucoup de choses à ceux qui connaissent bien Lomé. En dehors du marché des fétiches qui constitue une curiosité pour les touristes, ce quartier abrite le poumon de l’économie togolaise, le Port autonome de Lomé

Quand on parle de la zone portuaire, Akodésséwa s’y retrouve également. En dehors de la Nationale N°2, il faut traverser ce quartier pour arriver au port autome de Lomé. Et pourtant, les voies qui s’y trouvent sont dans un état lamentable, au point où certains se demande si cette partie de la capitale échappe aux autorités.

C’est surtout en cette période de pluie que le quartier présente son vrai visage. Marché complètement inondé, commerçants obligés de se débrouiller avec leurs marchandises dans la boue, chutes des clients par endroits à cause du sol qui glisse, etc. Ce sont là le spectacle qu’offre le marché après quelques gouttes de pluie.

Pire, les voies qui donnent accès au marché deviennent impraticables pendant la saison des pluies. Ce qui crée une mévente chez les commerçants, puisque les clients préfèrent se rendre dans d’autres marchés de la capitale. « Ici, l’autorité ne sait même pas si on existe. Voyez vous-mêmes ce que nous côtoyons tous les jours », nous dit une revendeuse qui nous montre la boue mélangée avec des déchets plastiques.

Le comble, c’est le pavé qui part des rails (chemin de fer), traverse le marché et donne sur le rond-point du port. A plusieurs endroits de cette voie, on ne retrouve plus les pavés, mais des latérites qui laissent place à des eaux stagnantes à la tombée de la pluie. Sous ces lacustres, reposent des trous béats qui occasionnent des accidents avec son lot de blessés graves.

« Nous restons souvent dans la pluie pour indiquer aux usagers la partie de la voie qui est praticable. Parce qu’il est difficile de savoir qu’il y a des trous sous les eaux. Plusieurs véhicules et motos se sont retrouvés dans ces trous remplis d’eaux. On a transporté des gens à l’hôpital, d’autres, par chance, s’en sont sortis indemnes. C’est un véritable calvaire, quand il pleut sur cette voie », nous indique un revendeur de pneus au marché d’Akodésséwa.

Un peu plus loin du marché, à l’intercession dite « carrefour Grand Moulin » (à peine 100m du rond-point du port), c’est un véritable lac qui se forme à cet endroit de la route. Les véhicules qui ont osé affronter ces eaux qui ont coupé la voie en deux après la pluie de vendredi dernier, ont dû recourir aux forces physiques des jeunes qui étaient présents pour s’en sortir. « Mais c’est quoi ça ? On dirait l’océan qui s’est déplacé ici », a ironisé un conducteur de taxi-moto.

Au-delà, c’est une odeur nauséabonde que dégagent ces eaux dans le quartier (surtout dans le marché), quelques jours après les pluies.

Il urge que la Municipalité fasse quelque chose pour ce quartier qui abrite beaucoup d’entreprises et de sociétés qui contribuent énormément à l’économie nationale. C’est là également que la plupart des sociétés étrangères sont implantées.

I.K

icilome.com