L’ONU, l’Afrique et les dictateurs

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« Chaque fois que je dois prendre une décision importante, je me demande : « Qu’est-ce que ferait l’ONU à ma place ? » Et donc je ne fais rien ». Cette assertion d’un twittos témoigne de l’inutilité de ce gros syndicat du monde appelé ONU. Que vaut cette grosse structure mondiale apathique, budgétivore et inutilement inutile ? La planète Terre ne se porterait-elle pas beaucoup mieux si elle n’existait pas ?  En tout cas, on ne voit jamais cette ONU là où on a besoin d’elle.

L’ONU, l’Afrique et les dictateurs

L’installation des dictateurs sur le trône en Afrique, c’est ce à quoi s’attelle dorénavant l’Organisation des Nations « Inutiles ». En Côte d’Ivoire ils sont allés jusqu’à faire la guerre au peuple ivoirien et Laurent Koudou Gbagbo qu’ils ont chassé pour introniser Alassane Dramane Ouattara au pouvoir. Depuis plus d’un mandat, plutôt 5 ans, Gbagbo est coincé entre les quatre murs à La Haye.

Au Togo, ils ont joué un rôle crucial dans le braquage électoral d’avril 2015. Quand ça chauffait le jeune monarque togolais dans les urnes, il a appelé à son secours Alassane Dramane Ouattara, mais surtout un des soutiens indéfectibles à la dictature togolaise, Mohamed Ibn Chambas, le représentant spécial de Ban Ki-moon pour l’Afrique de l’Ouest qui a sauté dans le premier avion et débarqué de toute urgence à Lomé. La première chose qu’il a faite séance tenante est de parler au nom de l’ONU, affirmant que « tous ceux qui sont venus observer ces élections y compris la société civile togolaise (allusion à la Concertation nationale de la société civile au Togo (CNSC), ont vu que ces élections étaient libres et transparentes ». Un parti pris pour la dictature qui broie les Togolais depuis des décennies. « Mohamed Ibn Chambas a menti ouvertement sur la transparence et les fraudes comme s’il se croyait encore au temps de la Françafrique de Jacques Chirac », s’indignera un journaliste français.

Aujourd’hui, l’ONU encore et toujours elle, joue un rôle trouble dans la mascarade électorale au Gabon. D’après le site panafricain koaci, « Ban Ki-moon et l’ONU reconnaissent que le président du Gabon est Ali Bongo » et exhortent le candidat malheureux Jean Ping à contester sa défaite devant la cour constitutionnelle, conformément à la loi gabonaise. Voilà ce à quoi se résume aujourd’hui l’ONU : l’intronisation des dictateurs impénitents en Afrique.

Source : Liberté

27Avril.com