Lomé : Obligation de rouler doucement dans les alentours de maman milliardaire !

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Ce sont des rues banales, quelconques, sans apparent intérêt. Pendant longtemps, ces rues sont restées sans goudron, mais lorsqu’il a été décidé de les couvrir d’asphalte, de multiples dos d’âne ont été posés, obligeant les usagers de la route à rouler comme dans un cimetière.

Lomé : Obligation de rouler doucement dans les alentours de maman milliardaire !

On s’est toujours demandé pourquoi autant de dos d’âne sur des rues sans intérêt stratégique et qui sont rarement fréquentées ? On nous dit que c’est à cause de la maman de la République. Oui, à cause de la mère du jeune Prince, les Togolais sont obligés de rouler comme des tortues s’ils veulent nécessairement s’aventurer dans son quartier. Après tout, maman Faure, Sabine Mensah,  n’est pas n’importe qui.

Souvenez-vous, il y a quelques années, son entourage n’avait pas eu besoin de connaître la combinaison de son coffre-fort. Sans effort, des gens ont pu dérober dans sa maison argent et objets de valeur estimés à plusieurs milliards de FCFA. Eh oui, pendant que la majorité des travailleurs togolais triment et roulent sur des découverts à longueur de mois, la première mère du Togo dispose de milliards à son domicile. Cette affaire avait valu la prison à certains, mais qui ont été vite relâchés, de peur que cela ne devienne une affaire d’Etat. Parce que si cela devrait perdurer, on aurait cherché à savoir comment une femme qui ne travaille pas, qui n’est pas déclarée à la CNSS peut disposer d’autant d’argent chez elle.

Aujourd’hui, ces rues sont désertées par les usagers, non pas parce qu’elles ne sont pas goudronnées, mais du fait des ralentisseurs qui les jonchent. Il existe plein d’autres rues qui méritent des ralentisseurs, mais dont on ne s’occupe pas. Et presque toutes les semaines, ce sont des accidents qui s’y produisent. Les exemples de la voie allant de MRS Novissi à la station Oando, le grand contournement, la voie de Super Taco sont autant de routes dangereuses qui méritent qu’on fasse quelque chose pour limiter les pertes en vies humaines.

Les dos d’âne, c’est bien, très bien même, mais ce sont les voies qui les méritent et aussi leur hauteur qui posent problème. Ailleurs, on sait que c’est juste pour faire ralentir les usagers et prévenir les accidents ; mais au Togo, ce sont des dos de dromadaires comme on en voit devant le camp d’Adidogomé et dont le but est d’amocher les châssis et divers pièces des véhicules.

Source : Liberté

27Avril.com