Les parlementaires togolais à l’école des enjeux relatifs aux questions de SSR/PF

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Les parlementaires togolais à l’école des enjeux relatifs aux questions de SSR/PF

Les parlementaires togolais ont été outillés ce vendredi à leur siège à Lomé sur les questions de la santé sexuelle et de la reproduction, de la planification familiale (SSR/PF), du dividende démographique et de l’éducation sexuelle complète.

C’est au cours d’une Journée de plaidoyer organisée par l’Association togolaise pour le bien-être familial (ATBEF), soutenue financièrement par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et le Projet Agir pour la planification familiale (AgirPF).

Cette rencontre d’information, d’échanges et d’engagement a été ouverte par le 4ème vice-président de l’Assemblée nationale, Dr Etienne Baritsè, en présence de Romain Tchamdja, représentant du ministre de la Santé et de la protection sociale, des premiers responsables de l’association organisatrice et de l’assistant au Représentant résident de l’UNFPA-Togo, Koffi Vidzraku, a constaté l’Agence de presse Afreepress.

Tout en rappelant que le gouvernement n’a cessé d’apporter ses soutiens à l’ATBEF depuis plus de 40 ans, le 4ème vice-président de l’Assemblée nationale a souligné que le Togo se trouve à travers cette rencontre, une fois de plus à l’avant-garde de cette politique de protection de la famille, de promotion de la santé et de l’accélération du développement. Il a également pointé du doigt quelques réformes « visionnaires » entreprises par le chef de l’Etat pour contrecarrer les problèmes liés à la SRR. On note le lancement de la Campagne d’accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA) le 14 septembre 2010 et la création et l’opérationnalisation depuis le 1er mars 2012 de l’Institut national d’assurance maladie (INAM).

« Au cours du lancement de cette campagne, le chef de l’Etat a annoncé publiquement qu’aucune femme ne doit mourir en donnant la vie. Cette campagne qui comporte des actions aussi fortes que la subvention de la césarienne, la distribution des moustiquaires imprégnées, a eu un impact très significatif sur la mortalité maternelle et infantile. L’INAM a permis d’améliorer l’accès aux soins de santé à des millions de Togolais », a-t-il relevé.

Malgré les différents engagements pris par le gouvernement togolais, la réponse pour l’accès des populations aux services en SSR/PF reste toujours insuffisante, a estimé Dr Kossi Gnagnon, président national de l’ATBEF. Cette rencontre est une opportunité pour plaider pour des ressources plus adéquates avec une forte emphase sur la cible adolescentes et jeunes, a-t-il fait savoir tout en insistant : « si nous ne maîtrisons pas la démographie, notre développement sera hypothéqué ».

Le ministère de la santé, tout en promettant qu’il restera très attentif aux résolutions qui sortiront de cette journée, a marqué que le Togo veut porter la prévalence contraceptive de 15,2% en 2012 à 24% en 2017.

« Nous notons avec satisfaction la constance de l’engagement des autorités togolaises en faveur de l’amélioration de la santé des populations et le formidable travail que font les organisations de la société civile en partenariat avec les structures publiques pour traduire cet engagement dans les faits », s’est réjoui M. Vidzraku de l’UNFPA-Togo.

Plusieurs panels sont développés au cours de cette journée de plaidoyer. Il s’agit de l’état des lieux de la mise en œuvre des différentes conventions et engagements pris par l’Etat togolais en matière de la SSR/PF, du concept du dividende démographique, de l’outil Rapid Togo, de l’augmentation des ressources allouées à la planification familiale en général et à la promotion de la SSR/PF en milieu jeune en particulier et des nouvelles perspectives du partenariat Parlement-société civile.

L’Association togolaise pour le bien-être familial (ATBEF) est créée depuis janvier 1975.

G.B.

icilome.com