Les FDR, au boulot !

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L’ aventure avec le CAR est terminée. Me Dodji Apévon et ses partisans démarrent une nouvelle croisière depuis samedi dernier. Les Forces Démocratiques pour la République (FDR) sont arrivées pour “recréer l’espoir” aux Togolais. Le 110e parti politique est donc né.

Dodzi Apévon et ses camarades ont fait leur choix, celui de créer un nouveau parti politique, dans lequel ils se sentiraient à l’aise pour défendre leurs convictions, faire triompher les ambitions qu’ils nourrissent pour le bonheur des Togolais. Depuis le samedi 26 novembre 2006, le nouveau bébé, Forces démocratiques pour la République (FDR), est porté sur les fronts baptismaux.

Si ses principaux responsables sont de vieux routiers, donc connaissent bien le terrain politique togolais, une question demeure, que vont-ils faire pour provoquer rapidement l’alternance politique qu’aspire depuis toujours le peuple togolais ?

Des observateurs avisés affirment qu’au Togo, bien que le régime qui régente les Togolais soit cinquantenaire et décrié, il n’est pas aussi fort que beaucoup l’imaginent. S’il est toujours au pouvoir malgré tout, c’est parce qu’en face de lui, l’opposition est faible, non organisée, empêtrée dans des querelles inutiles.

Dr Kossi Gnangno, Secrétaire à la communication des FDR, rappelle que Dodzi Apévon est un homme de consensus, rassembleur, réconciliateur, etc. Il se fait que les filles et fils du Togo ont justement besoin d’un politique disposant toutes ces qualités pour la cause commune. Cela suffit-il pour que l’ancien président du CAR soit le messie, celui par qui l’alternance politique tant rêvée arrivera ?

Toujours est-il que le président des FDR ne se trompe pas de combat et estime que « les FDR proclament être un parti républicain qui défend le caractère indivisible, laïc, démocratique et social de la République togolaise », « un cadre de mobilisation des Togolaises et des Togolais qui croient et s’attachent à la forme républicaine de l’Etat togolais ».

Pour bien traiter une maladie, il faut impérativement faire le bon diagnostic. « Chacun doit d’abord avoir le courage de faire sa propre autocritique, reconnaître sa part de responsabilité dans l’échec collectif et prendre des résolutions personnelles pouvant contribuer à la redéfinition d’un nouveau type de rapport entre les acteurs politiques », souligne l’avocat.

La phase des discours est terminée, s’ouvre alors celle de la réalité. Quelle nouvelles méthodes pour contraindre le régime RPT/UNIR à lâcher du lest ? C’est sur ce point que le nouveau bébé est attendu. Du populisme à la collaboration en passant par le radicalisme, les opposants, ont tout essayé sans résultat, depuis 1990 jusqu’aujourd’hui.

S’il y a un mot qui revient souvent dans bon nombre de partis politiques, c’est la mobilisation. Le nouveau parti rejoindra-t-il des alliances avec d’autres partis ? Dans tous les cas, chacun a sa vision pour rendre le Togo plus moderne.

Maintenant, finies les émotions ! Les FDR doivent se mettre au travail !

A.H.

icilome.com