Les Eperviers : Les « togolaiseries » ont la peau dure !

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On a beau s’appeler « Nouvel Elan », il y a des « togolaiseries » que l’on ne maîtrise pas, qui échappent et écornent l’image de l’instance faîtière. Le problème d’équipements est un caillou dans les chaussures des membres du Comité exécutif de la Fédération togolaise (FTF) dont ils peinent à s’en débarrasser définitivement.

Les Eperviers ont entamé leur second stage de préparation de la CAN Gabon 2017 en Tunisie le mardi 8 novembre dernier. Il sera ponctué de deux rencontres amicales, l’une contre les Comores le 11 à Tunis et l’autre contre le Maroc le 15 à Marrakech.

On pouvait éviter tout ça !

Claude Le Roy avait annoncé plusieurs semaines à l’avance que le stage de Tunisie commence le 8 novembre 2016. Et tous les acteurs impliqués le savaient. La logique voudrait que tout soit prêt avant le jour du départ. Mais c’est en vague que les délégations (Emmanuel Adébayor, joueurs locaux, staff technique, membres FTF, etc.) ont quitté Lomé.

Une fois la délégation sur place, elle fait face à un problème d’équipements adaptés. En effet, les problèmes de maillots et autres gadgets aux couleurs nationales se posent depuis que la marque Puma a rompu son contrat avec le Togo pour des raisons que tout le monde sait. Dès lors, ont commencé les difficultés.

La FTF avait annoncé à la veille des matches tests contre l’Ouganda et le Mozambique d’octobre dernier qu’elle n’a plus de contrat avec Sergio Sport (une sorte de solution de recours) et que c’est la marque Errea qui habillera les Eperviers pour ces deux rencontres précitées. C’est avec surprise que les uns et les autres ont encore vu les Eperviers arborés les maillots estampillés Sergio Sport lors de ces matches.

S’en suit alors un débat entre les membres du Comité exécutif de la FTF pour le choix d’une nouvelle marque. Les uns optent pour Macron. Certains militent en faveur d’Errea. D’autres encore jettent leur dévolu sur Sergio Sport.

En conférence de presse le vendredi dernier au siège de l’instance faîtière, Claude Le Roy a annoncé que le Togo a signé un contrat de deux ans avec la marque italienne Macron. A partir de cette annonce, beaucoup ont pensé que les problèmes d’équipements des Eperviers appartiennent au passé. Mais c’est compter sans les « togolaiseries » qui ont la peau dure.

Quelques heures avant le début effectif du stage, les réseaux sociaux relaient l’information selon laquelle les Eperviers et leur staff technique n’ont pas d’équipements. Sur les images, des joueurs sont habillés en ‘’Errea’’ pendant que le staff est en ‘’Sergio Sport’’. Le tollé suscité par ces images pousse la Direction de la communication à se mêler au débat.

« Nous apprenons de diverses sources que les Éperviers sont arrivés à Tunis sans vêtements adaptés pour s’entraîner. En attendant de joindre la délégation, la FTF met tout en œuvre pour remédier à la situation. Dans l’attente d’une signature du contrat avec Macron, la FTF a pris les dispositions pour que le matériel livré par Errea soit à la disposition du staff technique. Malheureusement, ce matériel n’est pas recommandé pour le climat qui prévaut actuellement à Tunis. Mais tout en mis en œuvre pour remédier à cette situation », écrit Augustin Améga, Directeur de la communication de la FTF dans des propos rapportés.

Par cette sortie, l’opinion apprend qu’en réalité, la marque Errea avait déjà envoyé des maillots aux Eperviers. Quand et dans quelles conditions ? On n’en sait rien pour le moment. Mais la grande question qui se pose alors est de savoir si la FTF n’avait pas une idée précise sur la nature du climat qui prévaut en Tunisie actuellement et choisir les équipements en conséquence.

« D’après les recoupements effectués auprès de la délégation, les joueurs ont effectué un décrassage ce soir avec les tenues Errea. Ils auront une séance d’entraînement demain matin (Ndlr, Jeudi). Le matériel commandé à Macron dont les vêtements chauds seront disponibles en début d’après-midi du mercredi 09 novembre. Tout sera donc en ordre pour la suite du stage prévu à Tunis et Marrakech », ajoutera plus tard Augustin Améga dans des propos à lui attribués.

Même le Directeur de la Communication est aussi obligé de faire des recoupements avant d’avoir des informations vraies. En réalité, soulignent-on dans certains milieux, la problématique d’équipements telle que posée en Tunisie est la résultante de la guerre pour le contrôle du marché des maillots à l’effigie des Eperviers.

Les impératifs de dernières minutes

Si tout semble rentrer dans l’ordre après cette mauvaise publicité que la FTF pouvait éviter, les Eperviers sont privés de certains joueurs. Sur 27 convoqués, seul 22 ont répondu présents, renseigne Steven Lavon d’africatopsorts.

Mathieu Dossevi, blessé entre-temps en Ligue europa ne serait pas de la partie. Il serait trop juste pour venir en sélection, dit-on. Gille Sunu, attaquant d’Angers, manque aussi à l’appel.

« Convoqué pour la première fois chez les Eperviers, l’attaquant angevin a finalement choisi de rester en Anjou, après hésitations, pour soigner une blessure au genou droit qu’il traîne depuis un mois », renseigne le confrère Le Courrier de l’Ouest. Alors que Claude Le Roy confiait, il y a quelques jours seulement, qu’il « fait partie des joueurs qui peuvent apporter un plus à l’effectif alors on fera tout pour les avoir ».

Jean-Eudes Aholou, sociétaire d’Orléans en France, a choisi de jouer pour la Côte d’Ivoire. Il était parmi les U23 ivoiriens contres les Bluets d’hier. Cet Ivoiro-togolais avait toujours manifesté son désir de porter la tunique des Eléphants et on ne comprend pas l’instance du technicien Breton à l’avoir dans son effectif. Les incertitudes planent aussi sur l’arrivée de Peniel Mlapa et Khaled Narey.

Le Togo affronte aujourd’hui les Comores en amical à Tunis avant de s’envoler pour Marrakech pour défier le Maroc le 15 novembre.

A.H.

icilome.com