Les enseignants volontaires s’activent dans la lutte contre la violence sur tous les plans

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Les enseignants volontaires s’activent dans la lutte contre la violence sur tous les plans

Les jeunes filles, tout comme les femmes et les enfants sont particulièrement vulnérables : elles sont les victimes de violences sexuelles, physiques, financières, émotionnelles et psychologiques dans leurs propres maisons, dans leurs relations, leurs amitiés, leurs écoles, leurs communautés.

Dans le monde entier, les femmes subissent le harcèlement sexuel, les violences et la maltraitance domestique. Certaines pratiques hautement préjudiciables envers les femmes ont encore court, comme les mutilations génitales, le mariage précoce forcé.

Pour faire face à ce problème, les enseignants volontaires de la région maritime se frottent depuis ce lundi à Lomé, sur les questions de genre, de violence, de stéréotypes de sexes, de croyance néfaste, de mauvaise pratique et également de plaidoyer et d’animation de
session de sensibilisation.

C’était en présence du ministre des Enseignements primaire, secondaire et de la formation professionnelle, Pr Komi Tchakpélé, de la Représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Togo, Mme Khardiata Lo N’Diaye.

Initié par l’Organisation nationale des Nations Unies (ONU) Femmes et l’Association mondiale des guides et des éclaireuses (AMGE), le programme de formation dénommé « Voix contre la violence » créé par l’ONU Femmes et l’Association mondiale des guides et des éclaireuses, est un outil de prévention transformateur. Il a pour objectif de donner aux jeunes les compétences pour pouvoir dénoncer et rejeter les stéréotypes et agir pour promouvoir des relations saines et dire non à la violence.

« Cette violence peut cesser, si les mentalités changent, si des voix s’élèvent contre la violence. Si les plus jeunes se mobilisent. La jeunesse est l’une des priorités du programme des Nations Unies et, tout comme le volontariat, elle est un puissant moteur de changement
des mentalités et comportements. Les volontaires sont les premiers vecteurs de changements de mentalité dans la société. Le volontariat crée un espace d’échanges, de dialogue et de communication », a laissé entendre Mme Lo N’Diaye.

Ces formations, selon elle, renforceront l’accès des filles à l’éducation, elles pourront améliorer l’égalité femmes-hommes et l’autonomisation des nouvelles générations, la santé des femmes, et sont un pas important pour, enfin, délivrer tout un chacun de la violence.

Depuis 2014, ce module de formation est le tout premier en matière d’éducation non formelle destiné à lutter contre la violence à l’égard des jeunes de 5 à 25 ans.

Ouvrant les hostilités, M. Tchakpélé a pour sa part déclaré que le Togo a compris l’importance du volontariat et bâti une infrastructure de volontariat national solide et puissant afin d’éradiquer toutes les formes de violences contre les femmes, particulièrement dans le secteur de l’éducation. « Ces formations qui seront sur toute l’étendue du territoire, feront potentiellement du Togo, la vitrine de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles », a-t-il indiqué.

En janvier 2016, plus de 40 formatrices nationales guides et éclaireuses se sont réunies au Togo pour participer à la formation régionale « former les formatrices » du monde « des voix contre la violence ».

« Concrètement, nous allons enseigner aux enseignants volontaires pendant trois (3) jours, par groupe de cinquante personnes dans chaque région du pays. 500 enseignants volontaires seront outillés à raison de 50 personnes par session et deux (2) sessions par région. Nous commençons ici à Lomé, nous ferons deux (2) sessions dans chaque région en finissant par la région des Savanes ».

Pour elle, ces enseignants formeront à leur tour des milliers d’élèves togolais, de 12 à 20 ans. « De la région maritime à celle de Savanes, plus de 25.000 élèves seront outillés pour refuser et dénoncer la violence », a-t-elle ajouté.

500 enseignants volontaires, à raison de 100 par région sur l’ensemble du territoire national, vont être formés sur un programme d’éducation visant à mettre fin à la violence à l’encontre des filles et des femmes.

S’exprimant sur la question, le Pr d’anglais au CEG Camp général Eyadéma, M. Limgbénime Agbala, a de son côté précisé qu’à la fin de cette formation, ils seront en mesure de stopper tous ces genres de défaut et violence pour que, a-t-il insisté, « l’humanité puisse retrouver son droit, respect et de pouvoir promouvoir le développement du pays ». Ils vont également organiser des séances de formation et de sensibilisation dans les écoles, parler aux enfants, voir comment ils doivent se respecter et comment ils doivent se comporter afin que cette violence puisse s’arrêter.

Cette formation n’est que le début d’une série de formation organisée à l’endroit des enseignants volontaires du Togo qui s’achèvera en janvier 2017. Au total 500 enseignants seront formés à travers tout le pays et plus de 25.000 élèves seront outillés pour refuser et dénoncer la violence.

Bernadette A.

icilome.com