Les acteurs étatiques et non étatiques à l’école du HCRRUN

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Les acteurs étatiques et non étatiques à l’école du HCRRUN

Après les acteurs religieux (musulmans, voudou, chrétiens) et de la société civile, c’est autour de quatre-vingts (80) acteurs étatiques et non étatiques de prendre part ce mercredi au siège du Haut-commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN), à une série de rencontres d’échanges en vue de mieux comprendre la mission du HCRRUN et de se l’approprier afin de susciter l’adhésion et l’accompagnement du processus de réconciliation nationale.

Initié par le HCRRUN dans la mise en œuvre des recommandations et du programme de réparation élaborés par la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR), cette rencontre d’échanges a été ouverte par la présidente du HCRRUN, Mme Awa Nana-Daboya, en présence des deux (2) rapporteurs, Dr Evalo Wiyao et Mme Claudine Kpondzo Ahianyo.

Cette rencontre a également pour but de permettre aux différentes couches de la société togolaise d’avoir une meilleure compréhension de la mission du HCRRUN dans son programme de renforcement de capacités des acteurs étatiques et non étatiques sur cette mission ainsi que leur rôle et contribution.

« Pour mener sa mission, le HCRRUN s’est doté d’un plan stratégique et d’un plan de travail et budget annuel (PTBA) 2016 validés à l’occasion d’un atelier national tenu à Kpalimé en décembre 2015. La mise en œuvre de ce plan stratégique a été marquée au cours de cette année par diverses activités notamment l’atelier national de réflexion et d’échanges sur les réformes politiques et institutionnelles en juillet dernier », a rappelé Mme Nana-Daboya.

La mission et mandat du HCRRUN, selon elle, c’est d’initier des actions de nature à contribuer à l’instauration d’un climat social et politique apaisé, nécessaire à la réconciliation nationale, promouvoir les valeurs de coexistence pacifique, la culture du dialogue et de solidarité et la participation des citoyens à la vie collective fondée sur l’acceptation des différences, assurer la conservation des archives et des biens de la CVJR durant son mandat.

« Le HCRRUN a pour mandat de proposer toutes mesures d’ordre législatif, réglementaire ou institutionnel intégrant des aspects des recommandations de la CVJR sur la lutte contre l’impunité, les garanties de non répétition et la réparation des victimes, de proposer au président de la République toutes les mesures susceptibles de faciliter la réalisation de son mandat et gérer les fonds affectés au programme de réparation et de veiller au respect et à la réconciliation effective des objectifs visant la lutte contre l’impunité, la promotion de la réconciliation, la paix et l’unité nationale par toutes les instances et tous les acteurs de la vie », a-t-elle ajouté.

Le HCRRUN, a-t-elle insisté, n’est pas une institution d’Etat, mais plutôt une institution ad hoc.

Les travaux d’échanges ont essentiellement porté sur la mission duN HCRRUN, les complexités et enjeux de la réparation, de la réconciliation et de l’unité nationale, ainsi que sur l’état des lieux des activités du HCRRUN.

Se prononçant sur les notions de réparation, de réconciliation et d’unité nationale et la complexité de leur mise en œuvre, Mme Kpondzo Ahianyo a montré dans son introduction que la justice transitionnelle apparue depuis quelques décennies, a pour objectif principal de faire face au lourd héritage des abus commis dans une société sortant d’une guerre civile en transition à la paix ou sortant d’un régime autoritaire à la démocratie.

Au cours des échanges, les participants se sont retrouvés en groupes pour réfléchir sur les actions et stratégies à mettre sur pied pour accompagner le HCRRUN. Une restitution est envisagée pour la mise en commun des recommandations des différents groupes.

Le Haut-commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN) a été créé par le gouvernement togolais conformément à la recommandation 57 de la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR).

Bernadette A.

icilome.com