Le MMLK demande un sursis d’exécution de tous les litiges fonciers en attendant la naissance d’un code foncier

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Le MMLK demande un sursis d’exécution de tous les litiges fonciers en attendant la naissance d’un code foncier

Face aux nombreux problèmes fonciers au Togo, le Mouvement Martin Luther King (MMLK), « la voix des sans voix », une association de défense des droits de l’homme, demande au gouvernement d’instruire les instances judiciaires pour un sursis d’exécution de tous les dossiers relatifs aux litiges fonciers, « jusqu’à nouvel ordre ».

Cette demande est faite par le mouvement dirigé par le pasteur Komi Edoh au travers d’un coup de gueule intitulé « à quand la fin des sinistres fonciers au Togo ? ».

Depuis cinq (5) ans, écrit le mouvement, on assiste à des expulsions de citoyens de leur maison, à travers des opérations de démolition des habitations “au motif de récupération des réserves domaniales d’Etat”. A cela s’ajoutent des litiges fonciers orchestrés par des individus que l’association qualifie d’ « intouchables de la République ou les gros bras ayant probablement de fortes ramifications au sein de l’appareil judiciaire et des services de sécurité togolais ».

« Dans l’intervalle d’une semaine, ces bourreaux se sont tristement illustrés dans leurs manœuvres inhumaines à Davié Kpota dans le Zio, à Adakpamé à Lomé et à Afidégnignan dans les lacs devant le regards malheureux et inquiet des milliers de citoyens devenus des sans-abris et des traumatisés sociaux », déplore le pasteur président qui dénonce au passage « l’inaction », « l’indifférence » et « le silence coupable » des autorités togolaises qui, ajoute-t-il, « ont longtemps promis mais en vain des réformes et des lois de réglementation et de l’assainissement du secteur foncier ».

Les affrontements communautaires et riverains qui découlent de ces litiges fonciers, rappelle le MMLK dans son coup de gueule, sont source d’instabilité sociale.

Le code foncier qui viendra réglementer les litiges fonciers, doit, propose l’association de défense des droits de l’homme, contenir des dispositions « anti-casse des immeubles ».

Modeste K.

icilome.com