Le GRADD prescrit un remède à l’OTR !

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Le Groupe de réflexion et d’action pour le dialogue, la démocratie et le développement (GRADD), dans une étude, considère l’Office togolais des recettes (OTR) comme « une structure de répression qui rançonne à tout vent ».

Le Groupe de réflexion et d’action pour le dialogue, la démocratie et le développement, une organisation de la société civile, a diagnostiqué l’Office togolais des recettes. Les résultats de cette étude interpellent.

Dans son étude, le GRADD estime que l’OTR est un échec et pointe du doigt le recrutement de son commissaire général.

En effet, estime cette organisation, « la question très pertinente qui a été posé d’ailleurs, est de savoir la structure qui a organisé ledit concours (de recrutement de Henri Gaperi, NDLR) et par quelle science il a été évalué, puisque le commissaire ne parle pas français. Il a l’habitude de se faire assister par un interprète, en violation de l’article 3 dernier alinéa de la constitution du 14 octobre 1992 lequel dispose : La langue officielle de la République Togolaise est le français ».

L’OTR baigne dans le bricolage et n’applique pas les sciences et des techniques fiscales. Il est décrié par de nombreuses personnes, y compris au sein de son personnel. Aucun de ses premiers responsables n’a prêté serment avant sa prise de fonction. Ce sont, entre autres, les griefs relevés.

Heureusement, l’OTR peut être redressé afin qu’il joue efficacement son rôle de mobilisation de ressources internes.

A cet effet, le GRADD exhorte l’Etat à dépolitiser l’administration publique, miser sur la compétence dans le recrutement, préciser les relations entre l’OTR et le Trésor public et la Comptabilité publique, rendre le conseil d’administration de l’OTR plus efficace. Les autorités doivent « s’assurer que des dispositions soient prises aux fins d’adapter l’OTR au contexte de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) », exhorte-t-il.

En plus, l’Office togolais des recettes doit revoir la configuration de son personnel de sorte qu’elle respecte les administrations fiscales.

A.H.

icilome.com