Le chemin de fer à Lomé, un danger de mort pour les riverains

183

Dans l’un de nos articles de la semaine dernière, nous évoquions les tas d’immondices, sources de maladies, qui jonchent le long de la ligne ferroviaire, surtout dans les quartiers Bè, Bè-Kpota, Nukafu, Gbadago, Adidogomé, etc. Cette semaine, nos confrères de « La Gazette du Togo » reviennent sur le danger que constitue l’état défectueux des rails qui montrent des cassures par endroits.

Les images prises par nos confrères font froid dans le dos, d’autant plus que dans la plupart des quartiers à Lomé, la ligne ferroviaire traverse des agglomérations. Un déraillement de ce tas de ferrailles (train), dû à la cassure des rails, peut entraîner beaucoup de victimes. Ce train qui transporte souvent du clinker peut facilement se retrouver dans une maison ou balayer tout sur son passage.

Le danger guette de façon permanente les habitants de ces quartiers où passe le chemin de fer. On se demande si le problème échappe à Togo Rails ou aux autorités en charge des transports, puisque personne ne semble s’en soucier. Le hic, c’est que le danger ne dit rien à ceux qui conduisent l’amas de fers rouillés qu’est le train.

La preuve, l’équipe de reportage de « La gazette du Togo » a surpris le passage du train (cf. Photo) sur les rails cassés. Selon nos confrères, les riverains tentaient en vain de signaler au conducteur un trou dans les rails cassés, mais ce dernier a fait fi de leur avertissement (on peut voir sur la photo un jeune homme qui fait signe de la main au conducteur du train). Il est passé sur les rails, pendant que tous ceux qui étaient là prenaient leurs jambes au cou, de peur que le train ne déraille et les écrase.

Ceci revient à s’interroger également sur les motivations de ces hommes qui sont aux commandes de ces tas de ferrailles qui roulent sur des rails cassés par endroits. Puisque leur vie est également en danger.

A en croire les informations recueillies sur place, ces rails sont cassés depuis des semaines. Mais personne ne réagit. Ailleurs, quand il y a un mort, on parle de scandale. Mais ici, même des dizaines de morts ne disent rien à personne. Les préoccupations semblent autres que le bien-être des populations. Mais jusqu’à quand ?

 

I.K

icilome.com