L’ATC saisit Faure Gnassingbé sur la question des comptes de la CAN 2013

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L’ATC saisit Faure Gnassingbé sur la question des comptes de la CAN 2013

A deux (2) mois de la participation des Eperviers du Togo à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) « Gabon 2017 », l’affaire des comptes non faits de la CAN 2013 refait surface avec la saisine par l’Association togolaise des consommateurs (ATC) du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé.

Selon l’association de défense des droits des consommateurs, il est inadmissible qu’après les interpellations des ministres et de l’ancien Premier ministre, le gouvernement n’ait pas fait de compte jusqu’à présent. Or, dans quelques mois, le Togo va participer à une autre CAN au Gabon et il est sûr que les citoyens vont être appelés à contribution, pour aider les Eperviers, a déclaré ce lundi Aladjou Agouta, secrétaire général de l’ATC sur Victoire FM.

« Après avoir saisi les ministres et le Premier ministre sur la question et que rien n’a été fait, nous avons saisi le chef de l’Etat pour qu’il s’implique dans ce dossier pour le contribuable togolais ait ces comptes. Les cabinets ont rendu les rapports à la Primature mais il semble qu’on veut cacher quelque chose. Est-ce qu’on veut protéger des individus ? Est-ce une question d’impunité ou de trafic d’influence ? », a-t-il relevé.

L’ATC insiste sur ces comptes parce qu’à l’époque, a-t-il souligné, c’est par un décret présidentiel qu’on avait mis en place les commissions qui avaient travaillé et mobilisé les ressources en vue de la participation des Eperviers à la CAN 2013. « Nous insistons que ces
comptes soient faits avant que les Eperviers aillent à la CAN du Gabon. On ne peut pas accepter qu’on appelle les Togolais à contribuer alors que les premiers comptes ne sont pas faits », a-t-il averti tout en ajoutant que c’est une « obligation morale » ou « question éthique
» pour le gouvernement de faire les comptes de la CAN 2013.

Pour rappel, les fonds de cette CAN avaient été prélevés sur la communication et le prix de certains produits. Le Premier ministre Arthème Séléagodji Ahoomey-Zunu, celui sous la tutelle de qui les commissions mises en place avaient travaillé, avait promis aux Togolais que les comptes seront faits et que personne ne pourrait garder par devers lui un seul centime de ces fonds, sans pour autant y arriver.

Modeste K.

icilome.com