La migration éludée lors du Sommet sur la sécurité maritime

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Le sommet sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique a pris fin le samedi dernier avec la signature de la charte rédigée pour l’occasion. Mais cette rencontre a négligé la migration, regrette la société civile africaine regroupée à Lomé.

Cette rencontre diplomatique s’est déroulée à Lomé du 10 au 15 octobre 2016 au moment même où la migration maritime fait de nombreux morts, africains surtout, chaque jour. Bien que la Charte de Lomé soit signée à l’issue du sommet sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique, la société civile africaine regrette que l’aspect migration ait été négligé.

Elle a organisé les 15 et 16 octobre derniers à Lomé, ce qu’elle appelle « l’Académie des Migrations Africaines ». Une occasion pour elle d’attirer l’attention des Chefs d’Etat et de gouvernement qui étaient à Lomé pour le sommet.

« Nous voulons faire entendre la voix des peuples africains en marge du sommet sur la sécurité et la sûreté maritimes pour montrer à nos présidents que le sujet de migration est capital pour nous », a déclaré Samir Abi, Président du Comité d’organisation.

Les organisations de société civile étaient venues de l’Afrique du Sud, du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Ghana, des deux Guinées, du Niger, du Nigeria, de la Sierra Leone et du Togo.

Elles ont, au cours de leur rencontre à Lomé, formulé des recommandations à l’endroit des chefs d’Etat et de gouvernement allant dans le sens d’une meilleure protection des Africains migrants, via la mer.

A.H.

icilome.com