La Cote d’Ivoire, le Sénégal et le Togo cotent leurs sukuks pour un montant global de 1,28 milliard $

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En marge du 2e Forum africain sur la finance islamique organisé par la Société islamique sur le développement du secteur privé (SID), Jacques Konan Assahoré (photo), directeur général et de la comptabilité publique de la Cote d’Ivoire, a annoncé que le Sénégal, le Togo et la Cote d’Ivoire ont inscrit à la cote cinq sukuks pour un montant total de 766 milliards de FCFA (1,28 milliard $).

Dans les détails, le Sénégal  a levé 300 milliards de FCFA entre 2014 et 2016, la Cote d’Ivoire 310 milliards de FCFA entre 2015 et 2016, tandis que le Togo en a levé 156 milliards de FCFA cette année, indique Reuters.

Ces obligations islamiques sont émises sur le marché financier de l’UEMOA, et admises à la cote de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), pour permettre à ceux qui veulent acquérir ou céder des titres de pouvoir le faire. « Cela assure la liquidité des titres et permet aux investisseurs de les vendre ou de les acheter », a déclaré le directeur général de la BRVM, Edoh Kossi Amenounve, précisant que ces obligations ont été cotées à 100% de leur valeur.

Pour rappel, le Sénégal a été le premier pays de l’UEMOA à émettre un sukuk en juin 2014 pour un montant de 100 milliards de FCFA. Ensuite ont suivi la Cote d’Ivoire en 2015 et le Togo en 2016.

Les sukuks, ou emprunts obligataires compatibles avec les codes islamiques, sont de plus en plus émis en Afrique. Ils séduisent de nombreux gouvernements africains par la souplesse de leurs conditions.

Alain Okpeitcha

Agence Ecofin