Koacinaute: Sabotage du sommet sur la sécurité maritime : le pari à gagner de la minorité qui sème du bordel au Togo.

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C’est parti, la campagne de sabotage est lancée ! 

Alors que notre capitale s’apprête à accueillir dans les jours à venir l’un des plus grands évènements de son histoire, c’est le moment qu’ont choisi les fantassins pour reprendre leur croisière. Le CAP2015 Search CAP2015 de Jean Pierre FABRE, chef de file de l’opposition, vient d’annoncer publiquement la reprise de leurs manifestations sur toute l’étendue du territoire. Comme par hasard, il démarre sa tournée le 16 septembre soit à un mois exactement de la tenue du Sommet Search Sommet sur la sécurité maritime. Stratégiquement le choix de cette période pour relancer ses manifestations politiques n’est pas fortuit. Cela répond à des calculs politiques malsains qui mettent en avant l’intérêt personnel au détriment de l’intérêt républicain : troubler la quiétude de Faure GNASSINGBE dont on pense [à tort] qu’il serait l’heureux et unique bénéficiaire des retombées de la conférence sur la sécurité maritime. 
La grande conférence qui s’annonce dans notre pays et qui agite tout le monde n’est point un moment de villégiature. Ni pour nos autorités gouvernementales qui, on imagine, à l’heure actuelle, n’ont pas le sommeil, ni pour les milliers de participants qui viendront des quatre coins de la planète afin de prendre des décisions de haute portée pour notre continent africain. Ce sommet répond à un problème qui semble endémique sur nos côtes car vous n’êtes pas sans savoir que lorsqu’on prend la carte des voies maritimes mondiales, les côtes africaines sont souvent présentées comme les plus dangereuses. Sur 10 actes de pirateries maritimes, plus de 6 sont localisés en Afrique et généralement en Afrique de l’Ouest. Dans un rapport, publié au début de l’année 2016, le Bureau maritime international (BMI) fait déjà ce constat en relevant que partout dans le monde les actes de piraterie ont baissé sauf dans le golfe de Guinée, au large du Nigeria. Un mauvais signal pour nos pays dont la survie économique dépend du littoral, des taxes sur les échanges économiques avec les pays de l’hinterland, des revenus générés par les ports. Pour nos pays, voir leurs eaux classées à risques représente une grande menace sur le développement économique. Il fallait donc agir, d’où la nécessité de trouver des solutions appropriées.
Par-dessus tout, la tenue d’un tel sommet sur le sol togolais est une occasion formidable pour les entreprises togolaises afin d’améliorer leurs chiffres d’affaires surtout celles qui ont choisi d’investir dans le tourisme d’affaires. Les effets se font déjà ressentir. En effet depuis quelques mois, notre pays retrouve un certain dynamisme. Il suffit de pointer son nez dehors pour savoir que le pays bouge. Des routes qui retrouvent peu à peu leur beauté jusqu’aux magasins en passant par ces immeubles d’affaires qui poussent comme des champignons. C’est à tous les niveaux que l’impact économique de ce sommet se faire ressentir. 
Les lieux touristiques sont retapés un peu partout sur toute l’étendue du territoire. Dans la préfecture des Lacs particulièrement à Aného, première capitale de notre pays, les sites historiques et touristiques sont en réfection. Certes ce n’est pas un moment de loisirs mais plusieurs personnes qui y séjourneront durant le sommet profiteront de leur séjour pour découvrir l’histoire de notre pays avec tout ce qu’elle à offrir au reste du monde. 
A Kpalimé, un autre coin prisé par les étrangers et qui n’est qu’à une heure de route de Lomé, c’est l’effervescence chez les hôteliers. Tout le monde s’apprête à tirer le meilleur profit de cet évènement tout en contribuant à faire de notre pays un coin attrayant pour les investisseurs. 
Mais avec tous ces avantages que cet évènement représente pour le monde économique togolais, quelques compatriotes, connus [Dieu merci] d’ailleurs comme étant antirépublicains de par leur comportement à l’égard de la Nation, affûtent leur plan. Leur objectif ? Saborder l’organisation sereine du sommet et si possible perturber son déroulement par des manifestations violentes. 
Ils ont déjà annoncé les couleurs. Le vendredi 16 septembre 2016, ils débutent une tournée d’un mois à partir du nord Togo. L’apothéose c’est à Lomé Search Lomé avec trois jours de sit-in dans les lieux sensibles. Si officiellement c’est pour dit-on sensibiliser le peuple afin d’obtenir les réformes, intérieurement, les leaders du CAP 2015 savent que c’est juste pour faire de la provocation et contredire le discours des autorités autour de ce sommet. 
 
Jean Pierre FABRE, le chef des fantassins, est conscient qu’il n’aura pas l’autorisation pour manifester devant l’esplanade du Palais des congrès encore moins amener sa troupe à la plage ; tout ceci pour des raisons de sécurité bien évidemment. Malgré tout, il tient à organiser ces meetings de sorte à provoquer une réaction musclée de la part des forces de l’ordre et se saisir ainsi de cela pour attirer sur lui quelques caméras de journalistes invités pour couvrir le sommet. C’est tout ce qu’il espère de ce sommet. 
Voilà le plan de cette minorité qui préfère rester toujours en marge de l’évolution républicaine et semer le désordre à chaque fois que l’occasion se présente. 
Faure GNASSINGBE, comme tout être d’ailleurs, peut ne pas faire l’unanimité autour de sa personne ! Il en est de même pour sa politique : elle peut ne pas recevoir l’assentiment de tous les togolais, ça on l’admet. Mais ce dont il est question ici c’est l’image de notre pays et non de Faure Gnassingbé. Pour une raison ou pour une autre, nous pourrions nourrir des griefs contre les choix de nos autorités, mais l’esprit républicain, le patriotisme, nous imposent devant certaines situations de rester neutres à défaut de prendre parti. Ou de choisir des voies d’expression plus intelligentes afin de manifester notre opposition de façon responsable, plutôt que de chercher à détruire l’apport des autres à l’enrichissement du patrimoine commun. En marge d’une rencontre organisée par la jeunesse de son parti, interrogé sur sa participation ou non aux activités de ce sommet, Jean Pierre FABRE a surpris avec sa réponse qui démontre combien de fois notre chef de file de l’opposition se fout royalement des conseils-avis des uns et des autres. 
Comment peut-on comprendre qu’un prétendant au fauteuil présidentiel dans un pays puisse négliger sa participation à un sommet où des décideurs de ce monde seront présents ? De la pure bêtise si cela ne relève pas de l’inculture politique. 
Combien de fois ne lui a-t-on pas reproché la pauvreté de son carnet d’adresse? 
Pense-t-il que c’est en s’écartant ainsi chaque fois des canaux officiels et des cercles diplomatiques qu’il parviendra à trouver le chemin qui le conduira au fauteuil présidentiel ? Comprenez dès lors que ce monsieur en toute sincérité n’a vraiment pas d’ambition et ne souhaite pas vraiment le pouvoir. Et il ne peut pas en être autrement pour quelqu’un qui ne veut pas voir plus loin que le bout de son nez. 
L’histoire politique nous enseigne que, généralement, pour parvenir au pouvoir, il faut avoir des réseaux, des cercles d’amis, un carnet d’adresse bien rempli en dehors du soutien populaire. 
Si on prend la palette d’opposants en Afrique qui sont parvenus au pouvoir oui qui s’imposent devant leur adversaire, c’est généralement des gens de réseaux. Alpha Condé en Guinée, Patrice Talon au Bénin voisin, IBK au Mali, Roch Marc Christian KABORE au Burkina, Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire. Ce ne sont pas des individus sortis du néant. Ce sont des personnalités qui ont construit leur image d’homme d’Etat en tissant des relations un peu partout sur le continent et ailleurs dans le monde. Le cas qui est d’actualité au Gabon devrait servir de boussole à Jean Pierre Fabre. Jean Ping n’est pas sorti dans la rue avec un jean et une casquette sur la tête défonçant les pavés, il n’a pas fait cinq ans de marche à travers Libreville. Dans les derniers instants de ce combat, c’est son carnet d’adresse qui parle pour lui en ce moment et Ali BONGO tremble dans son coin. 
« On s’accommode très bien de la puissance d’un sot qui ne s’est donné que la peine de naître ; on s’en accommode d’autant mieux qu’on espère pouvoir, grâce à sa sottise, le manœuvrer plus ou moins. » Jean Dutourd.
A défaut d’être intelligent, il faut accepter de se faire conseiller ! 
Pourquoi Jean Pierre FABRE veut-il toujours se comporter en voyou alors qu’il a le choix, à l’occasion de ce sommet, de former un cabinet avec ses compagnons avocats et hommes d’affaires et de travailler sur des propositions concrètes, prendre d’assaut le Radisson Blu, rencontrer d’autres visages, parler au nom du Togo, se mettre dans la peau d’un homme d’Etat, soutirer des cartes de visites, prendre des rendez-vous ? 
À quelle logique répond le choix d’aller rester dans la rue au moment où la nature vous offre une tribune politique en or ? 
Comment Jean Pierre FABRE, espère-t-il gouverner ce pays un jour alors que toute la philosophie qui sous-tend son action politique se fonde sur la haine, la revanche, bref, sur des valeurs négatives ? 
En Guinée, Alpha Condé a fait réprimer violemment les manifestants de Cellou Dalein Diallo mais cela n’a pas empêché ce dernier de prendre son courage et ses responsabilités de chef de file de l’opposition pour aller vers le Président et discuter, lui soumettre des propositions concrètes allant dans le sens du développement du pays. 
 
Pourquoi chez nous Fabre ne peut-il pas taire pendant quelques heures sa haine contre le personnage Faure Gnassingbé et aller vers celui qui représente l’Etat togolais pour qu’ensemble ils discutent des choix à faire sur certaines grandes décisions du pays ? N’est-ce pas cela que Nicolas Lawson demandait à travers ses divers appels ?
Le sage change d’avis et le sot s’entête comme un âne. 
 
Le Sommet Search Sommet sur la Sécurité Search Sécurité Maritime n’est pas une affaire personnelle de Faure GNASSINGBE. Nous tous nous passerons mais la République togolaise restera !
PS : La direction de KOACI rappelle qu’un “koacinaute” n’est pas un journaliste de la rédaction de KOACI mais un contributeur inscrit ayant la possibilité de poster sur le site en vue d’une diffusion et ce dans une dynamique de libre expression plurielle.

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