Koacinaute: Fraude fiscale : le Cabinet d’avocats de Me AFANGBEDJI fermé

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L’information vient de tomber, le Cabinet d’avocats de Me AFANGBEDJI Search Me AFANGBEDJI vient d’être fermé par les fonctionnaires de l’office Togolais des Recettes OTR. Raison : non-paiement d’impôts sur une période s’étalant jusqu’à dix ans ! 

C’est actuellement la nouvelle qui est sur toutes les lèvres dans l’univers de la justice togolaise et c’est la surprise générale. Les fermetures pour non-paiement d’impôt chez les avocats, c’est très rare car ceux-ci, généralement bien avisés, savent se prémunir contre ces types de désagréments. Mais apparemment, le Chef de ce Cabinet se croyait au-dessus de la loi. De mémoire de togolais, c’est l’une des rares fois qu’un avocat voit son cabinet fermé pour une telle raison. Une véritable humiliation pour cet avocat défenseur des droits de l’homme et membre de la Cour Pénale Internationale. 
Qu’a-t-il bien pu se passer pour qu’une personne de son rang ignore les obligations élémentaires de toute entreprise. Pour que le fisc en arrive là, c’est que l’ardoise, le montant des redevances cumulées serait sans doute très élevé, vu le nombre d’années que l’avocat a fait des affaires sans retourner au fisc ce qui lui revenait. 
Qui est Me Jil-Benoît Kossi AFANGBEDJI ? 
Jil-Benoit AFANGBEDJI est juriste de Formation. Après son Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (C.A.P.A.) et un DEA en Droit et Politique de l’Environnement, il s’engage dans la vie professionnelle et s’inscrit au barreau de Lomé en tant qu’avocat. Sur le campus, il est connu pour être un homme charmeur, un gentleman qui aime la vie mondaine. L’homme aux chaînes dorées à son cou s’engage au même moment dans des mouvements associatifs et prend plaisir à voyager et à toucher aux primes de missions. Même devenu avocat, il ne renonce pas aux avantages du militantisme associatif. Il parvient dans cet élan à prendre le contrôle de l’ACAT pour en faire son affaire personnelle. En 2012, il est simplement chassé de l’ACAT pour une affaire sulfureuse mêlant affaire de cuisse et argent. De son engagement associatif, on retient de lui qu’il a été celui qui a défendu des hommes à la moralité douteuse, des hommes d’affaires véreux, des narco trafiquants, des escrocs. Ses faits d’arme les plus retentissants en tant qu’avocat sont la défense de Kpatcha Gnassingbé accusé de tentative d’atteinte à la sureté de l’Etat, AGBA Bertin accusé d’escroquerie pour une affaire de plus de 20 milliards de francs. 
Nous ne savons pas combien concrètement il a gagné avec ces deux vaches à lait que tous les avocats du Togo Search Togo se bousculaient pour défendre. Kpatcha GNASSINGBE sortait l’argent qu’il mettait à la disposition de son conseil. Il en est d même pour Pascla BODJONA et Agba Bertin. Ces hommes ont énormément déboursé de l’argent pour que leurs avocats, dont AFANGBEDJI, obtiennent leur libération. Me AFANGBEDJI Search Me AFANGBEDJI est aussi reconnu comme l’auteur d’une sale affaire de succession où il a défend un grand homme d’affaire contre les herbiers de sieur AMOUZOU.
Pour faire aboutir ses dossiers, il n’hésitait pas à mélanger affaire judiciaire et politique avec une nouvelle association (EDH) qu’il a montée de toutes pièces pour les besoins de la cause. Souvenez-vous du « Collectif Sauvons le Togo Search Togo » qui a organisé des nombreuses marches tout simplement pour défendre Kpatcha Gnassingbé, AGBA Bertin. Me AFANGBEDJI Search Me AFANGBEDJI faisait partie des créateurs de ce mouvement dont on entend plus parler. Selon les informations qui ont circulé pendant ce temps, plus de cinq milliards ont été versés à ces avocats en termes d’honoraires. 
Si aujourd’hui il est pris dans les mailles du fisc ce n’est pas, à proprement parler, une surprise. Il a trop flirté avec des faux. S’il n’a pas hésité à défendre des escrocs allant jusqu’à organiser des marches de protestation, c’est qu’il est quelque part lui-même un escroc en col blanc. 
Sinon, il est difficile de comprendre comment un avocat comme lui, ait pu jouer avec le fisc depuis 10 ans. Il faut se nommer AFANGBEDJI pour le faire. Il croyait sans doute qu’étant défenseur des droits de l’homme, il pourrait utiliser cette casquette pour masquer certains dossiers. Il a été pris les deux mains en train de frauder sur ses revenus. Les traces des virements bancaires entre ses clients (et non des citoyens normaux) sont là et il doit payer ses impôts. Il se dit même que son jeu avec le fisc avait été couvert par certains agents véreux que l’OTR a fini par révoquer. Et comme pour retourner l’ascenseur à ces fonctionnaires indélicats, Me AFANGBEDJI Search Me AFANGBEDJI s’est constitué comme leur avocat défenseur avec la promesse d’œuvrer pour leur réintégration au sein de l’OTR. 
 
Normalement son profil d’avocat et de défenseur des droits de l’homme le prédestine à un travail professionnel, sans bavure et clean, mais c’est tout le contraire qu’il présente : un avocat menteur, fraudeur incapable de donner le bon exemple. Voilà le type de leader que nous avons et qui aime jouer au respectueux bonhomme sur les antennes.
 Le voilà avocat de la CPI, incapable de montrer le bon exemple à ses concitoyens. Depuis quand un avocat est-il exempté de payer les impôts, même s’il à la tête d’une pseudo-organisation de défense des droits de l’homme ? Il a défendu des dossiers en tant que avocat et a perçu des honoraires, il a défendu des sociétés et a été régulièrement rémunéré, son cabinet demeure jusqu’à preuve de contraire l’un des cabinets qui gère plusieurs affaires juridiques pour le compte de la Brasserie de Lomé et de Togotelecom. Les fonctionnaires des impôts ne sont pas assez naïfs pour croire que Me AFANGBEDJI Search Me AFANGBEDJI est un philanthrope international. 
C’est ça le vrai visage de nos leaders de la société civile. Ils utilisent juste leur organisation pour se faire de l’argent et tromper la vigilance sur la nature de leur revenu. On ne sera pas surpris de le voir sortir sur les antennes pour dire qu’il est défenseur des droits de l’homme et qu’il n’a pas à payer les impôts. Ils sont nombreux ces hommes et femmes qui cachent leur revenu à travers des mécanismes complexes pour échapper à l’imposition. Mais ils sont les premiers à haranguer les foules et fustiger les dirigeants sur les quelques écarts relevés dans leur mode d’administration.
PS : La direction de KOACI rappelle qu’un “koacinaute” n’est pas un journaliste de la rédaction de KOACI mais un contributeur inscrit ayant la possibilité de poster sur le site en vue d’une diffusion et ce dans une dynamique de libre expression plurielle.

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