Jean Pierre Fabre-Awa Nana, le ménage à deux est impossible

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Le président de l’Alliance nationale pour le changement (Anc) et chef de file de l’opposition togolaise, Jean Pierre Fabre et la Présidente du Hcrrun et de la Commission de réflexion sur les réformes, Awa Nana Daboya entretiennent décidemment et ceci de façon permanente une relation tendue.

Le dernier épisode en date de cette relation conflictuelle est relatif à la question des réformes politiques en lien avec la rencontre entre les deux personnalités dans le cadre d’une tournée de la commission chez les partis politiques. Une petite phrase dans une lettre de remerciement d’Awana à Jean Pierre Fabre après leur rencontre dans le cadre de cette tournée est la pomme de discorde.

Le chef de file de l’opposition par courrier en date du 19 février adressé à dame Awa Nana ne va pas par quatre chemins pour condamner ce qu’il considère comme une entorse à la vérité. « Je suis donc surpris de constater que dans votre lettre de remerciement du 09 février 2017 qui fait suite à nos entretiens du 07 Février 2017, vous prenez la liberté de « formuler le vœu de continuer à compter sur [mon] soutien…. Je veux encore une fois être clair et sans équivoque : je ne soutiens nullement ni votre commission ni votre démarche parce qu’elles sont contraires à l’esprit et à la lettre de l’Accord Politique Global (APG) », écrit Jean Pierre Fabre assurément très en colère.

Par ailleurs, Jean Pierre Fabre relève qu’il a d’abord hésité avant de recevoir Awa Nana, tout simplement parce qu’il ne reconnaît pas cette « commission » de réformes qui, a pour mission d’œuvrer à l’enterrement pur et simple de l’APG.
Les relations entre le chef de file de l’opposition et Awa Nana, présidente du Hcrrun sont toujours mouvementés. En début d’année par exemple la présidente du Hccrun a envoyé des calendriers à Jean Pierre Fabre mais celui-ci les a retournés au motif, que la confection de ces calendriers, c’est du gâchis.

Mais par un communiqué, la présidente a fait savoir que les calendriers ont été envoyé au chef de file de l’opposition en tant qu’institution et non entant que président de l’Anc.

Au demeurant, avec ce nouveau accrochage, il ressort que décidément la relation entre Awa Nana et Jean Pierre est on ne peut plus tendue. La conséquence, c’est le blocage en vue sur la question des réformes politiques. Il est impossible d’envisager que le chef de file de l’opposition collabore avec la commission des réformes dans son élan actuelle de « procéder à la consultation la plus large des acteurs politiques et de la société civile pour proposer au Chef de l’Etat, un projet de texte de révision constitutionnelle ». Le chef de file de l’opposition reste coller à l’APG notamment à son exigence de dialogue pour opérer les réformes de façon consensuelle. Deux points de vue naturellement divergents.

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