Gilchrist Olympio et Barry Moussa Barqué, deux papys businessmen en Inde pour négocier un projet de sucrerie destiné au bassin de l’OTI 30/08/2016

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Gilchrist Olympio et Barry Moussa Barqué, deux papys businessmen en Inde pour négocier un projet de sucrerie destiné au bassin de l’OTI                                                                             30/08/2016

Il y a de ces hommes politiques qui refusent de prendre une retraite malgré le poids de l’âge. Gilchrist Olympio, l’opposant «préhistorique» qui a réalisé le mercato politique du siècle par un accord bidon avec le RPT sans aucun résultat tangible, et l’inoxydable Barry Moussa Barqué, l’éternel conseiller au coeur de toutes les affaires juteuses du pays sont de cette catégorie. Barry Moussa Barqué, c’est l’homme de l’ombre qui a piloté le ralliement de l’opposant « préhistorique » à la cause de Faure Gnassingbé. Et c’est lui que le « petit » envoie souvent calmer le « vieux » lorsque ce dernier manifeste le moindre mécontentement sur l’issue réservée au fameux accord UFC-RPT.

A force de se fréquenter, les deux papys (77 ans pour Barque, 80 ans pour Gilchrist), au-delà de la politique et a défaut de l’alternance pour le fils de Sylvanus Olympio, ont décidé de faire les affaires ensemble, sous le regard et la bienveillance de Faure Gnassingbé. C’est dans ce cadre que les deux papys bras dessus, bras dessous, se sont rendus dans la semaine du 15 au 20 août en Inde pour un séjour bien rempli. Faut-il le rappeler, l’Inde est le territoire de prédilection de Gilchrist Olympio et l’homme doit avoir un carnet d’adresses assez conséquent dans les milieux d’affaires de la plus grande (sic) démocratie au monde.

L’objectif de ce séjour est de trouver des partenaires pour le financement d’un ambitieux (sic) projet de culture de canne à sucre dans le bassin de l’OTI et d’une usine de sucrerie. Les bouillantes populations de l’OTI, et particulièrement de Mango, vent debout contre le projet d’installation d’une aire protégée (faune), peuvent désormais se frotter les mains. Vivement la concrétisation de ce projet dont les origines remontent à l’indépendance. En attendant, les « Mangolais » continuent le deuil de leurs fils assassinés dont certains corps sont toujours à la morgue.

Mensah K.

Togo-Online.co.uk