Faut-il appliquer la peine de mort aux terroristes ?

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La question a été au coeur d’une table ronde initiée par l’Association Chrétienne pour l’Abolition de la Torture (ACAT-Togo). C’était hier à Lomé autour du thème « La peine de mort et la problématique de Terrorisme ».

Des acteurs de la société civile, par cette occasion, ont voulu, ensemble avec les populations et certains leaders d’opinion, faire face à un épineux dilemme : Faut-il défendre la vie d’un terroriste ou le vouer à la peine de mort ?

Dans son allocution inaugurale aux débats, la Sœur Amélie de Souza, présidente de l’association ACAT-Togo a énoncé que le phénomène du terrorisme est davantage grandissant, et devient du coup une réalité à la laquelle tous les Etats du monde se trouvent confrontés.

Ainsi, certains pays qui avaient renoncé à la sentence de la peine de mort dans leurs législations, y sont retournés, car cette peine étant jugée idéale pour les terroristes. “Est-ce une solution contre le terrorisme”, a-t-elle demandé. Prévenir vaut mieux que guérir, selon l’allocution de la sœur Amélie de Souza qui, dès lors, souhaite que cette rencontre est l’occasion de réfléchir sur les stratégies de sensibilisation des populations sur la question de terrorisme, ses causes et ses conséquences et l’impact de la peine de mort par rapport au phénomène et à la situation des droits de l’homme.

Pour sa part, le président de la Commission Nationale des Droit de l’Homme a rappelé l’importance que revêt le droit à la vie de tout être selon la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, tout comme la constitution togolaise.

Les terroristes sont en général des personnes préparées à la mort. D’où la question : le terroriste peut-il redouter la peine de mort au point de se repentir ? Cette sentence dans les constitutions de certains pays a-t-elle contribué à y réduire le nombre des attaques ?

Les deux interlocuteurs ont soutenu qu’en matière des droits de l’homme le Togo est à pied d’œuvre avec l’abolition de la peine de mort et la ratification du deuxième protocole facultatif se rapportant au pacte international relatif aux Droits Civils et politiques visant à abolir la peine de mort. Des démarchent qui prouvent à suffisance de le Togo désir en découdre avec cette loi.

Des associations et organisations de défense des droits de l’homme ont pris part à ces débats et on a noté dans les rangs, la présence du Chef de la Délégation de l’Union Européenne au Togo, Nicolas Berlanga Martinez.

A. Lemou

icilome.com