De l’ASVITTO au CACIT

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Une sortie du Directeur exécutif du Collectif des associations de lutte contre l’impunité au Togo (CACIT) sur une radio de la place fait réagir l’Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO). Lire la mise au point !

Mise au point de l’ASVITTO suite à une provocation du Directeur Exécutif du CACIT sur une chaine de télévision privée concernant un différend né de la gestion du ‘’Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de torture’’

L’Association des victimes de torture au Togo (ASVITTO) trouve inacceptables les propos provocateurs que le Directeur Exécutif du CACIT, Monsieur André AFANOU ne cesse de tenir sur certains médias, et Elle voudrait réagir par cette mise au point.

L’ASVITTO voudrait d’abord éclairer l’opinion que le ‘’Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture’’ qui est la cause du différend entre les deux structures a été créé par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1981 aux fins de recevoir des contributions volontaires et de les distribuer aux ONG pour une assistance humanitaire aux victimes de la torture et aux membres de leur famille.

Il est d’abord surprenant, qu’un défenseur des droits de l’homme puisse avoir une appréhension très erronée du principal objectif visé par le ‘’Fonds’’ au point qu’il ait pu déclarer publiquement que le ‘’Fonds’’ appartient à son organisation ; c’est le lieu d’éclairer tout esprit que le ‘’Fonds’’ n’appartient ni à l’ASVITTO, ni au CACIT mais il est plutôt destiné aux victimes de torture et à leur famille en vue de les aider à se remettre du traumatisme subi. Les ONG n’assurent que la bonne gestion du projet.

L’ASVITTO fidèle à ses valeurs de justice et d’honnêteté, et également dans son refus d’être complice de la perversité s’était vu dans l’obligation de saisir la Représentante Résidente du Haut Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) le 08 mai 2015, quelques semaines avant la fermeture du Bureau-Etat, lorsque, sur les financements d’un total de 20.000.000 fcfa venant du Fonds, le CACIT avait fait une gestion qui est catégoriquement sortie des lignes budgétaires du projet.

Suite donc à cette saisine, le Bureau du HCDH avait convoqué une confrontation dans ses locaux le 12 mai 2015 entre les Responsables du CACIT et ceux de l’ASVITTO, rencontre présidée par la Représentante résidente en personne et assisté par un de ses Collaborateurs. Sans langue de bois, les Responsables du HCDH avaient condamné aussi bien l’appropriation que la gestion catastrophique faite par le CACIT ; et en conclusion, le bureau du HCDH avait explicitement signifié à Spero MAWOULI et compagnie que le projet doit être cogéré par les deux structures et ensuite il leur avait été recommandé de fournir à l’ASVITTO les documents qui sont arrivés avec le financement, histoire d’aplanir les divergences pour restaurer le climat de confiance qui avait prévalu lors de l’élaboration dudit projet qui avait reçu l’expertise technique incontestable des fonctionnaires du bureau du HCDH en février 2013.

C’est d’abord malhonnête et gravissime qu’à quelques mois de la fermeture du bureau du HCDH, certaines personnes puissent se servir de l’expertise des Fonctionnaires Onusiens pour se faire des grands connaisseurs.

Il est à regretté également qu’à ce jour, les Responsables du CACIT s’entêtent dans leur refus et l’ASVITTO n’est toujours pas en possession de ces documents, et en dépit de cela, l’on assiste aux gesticulations du CACIT sur les médias pour essayer de nier l’évidence.

Pour les éléments contenus dans cette mise au point, l’ASVITTO prend à témoin l’actuelle Représentante résidente des Nations Unies au désarmement.
L’ASVITTO invite à cet effet, le nouveau bureau du CACIT, ‘’démocratiquement élu’’, à s’exécuter pour corriger les manquements inacceptables auxquels ils se sont maladroitement prêtés vis-à-vis de l’exécution de ce projet.

Enfin, l’ASVITTO les invite, au-delà de leur devoir en tant que défenseurs des droits humains, à avoir un petit temps d’écoute de leur conscience pour corriger leurs ambitions personnelles qui n’ont rien à voir avec la défense, la promotion et la protection des droits humains.

Au demeurant, l’ASVITTO regrette que les Responsables du CACIT aient choisi délibérément l’espace médiatique pour se défendre plutôt que le cadre approprié auquel ils avaient été conviés depuis le 08 mai 2015.

Pour sa part, l’ASVITTO reste ouverte à toute discussion pour mettre un terme à cette affaire qui n’a que trop duré et qui fait surtout la honte de la société civile Togolaise.

Fait à Lomé, le 03 novembre 2016
Pour l’ASVITTO
Le Secrétaire Général
Monsieur ATCHOLI Kao

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