Criminalité complexe et transfrontalière

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L’ambassade de France au Togo organise, en collaboration avec les responsables six Etats de la sous-région, un atelier régional d’échanges sur la protection des victimes de traite des êtres humains, du 6 au 8 décembre à Lomé. 

Cet atelier réunira des délégations en provenance du Bénin, du Cameroun, du Ghana et du Nigeria, ainsi que des observateurs de la Côte d’Ivoire. 

Ce séminaire vise, selon le communiqué de l’ambassade, à consolider les efforts des acteurs en matière de protection des personnes victimes de traite, afin de garantir une assistance et un accompagnement adéquats et individualisés de ces victimes. Les échanges entre praticiens sur les bonnes pratiques développées au sein de chaque pays seront au cœur des discussions, tout comme le renforcement des mécanismes de coopération régionale. 

Cette réunion s’inscrit dans le cadre d’un projet régional d’appui à la lutte contre la traite des êtres humains dans les pays du Golfe de Guinée, financé par la coopération française. Ce projet vise à renforcer les capacités nationales de lutte (notamment par le soutien au système judiciaire et aux organisations de la société civile), favoriser les échanges de bonnes pratiques et la mise en place d’actions communes entre les pays bénéficiaires et consolider les mécanismes de coopération régionale. 

La traite des personnes est considérée comme la troisième forme de criminalité la plus répandue dans le monde, après le trafic d’armes et le trafic de stupéfiants. 

Elle génère un profit estimé à plus de 32 milliards d’euros par an. On estime à plus de 2,5 millions le nombre de victimes qui sont annuellement recrutées et exploitées à travers le monde, subissant quotidiennement toutes sortes de violences et de violations des droits humains fondamentaux. 

Les formes d’exploitation les plus répandues dans le monde sont le travail forcé et l’exploitation sexuelle, mais on recense également d’autres formes d’exploitation telles que l’esclavage, la servitude et le trafic d’organes. 

Les pays de la sous-région ne sont pas épargnés par ce phénomène, étant à la fois des pays d’origine, de transit et de destination des victimes de la traite des êtres humains. 

Face à cette criminalité complexe et transfrontalière, les Etats du Golfe de Guinée allient leurs efforts pour lutter contre l’impunité, œuvrer en faveur d’une plus grande répression de ce crime et offrir une meilleure protection des victimes.

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