Compte de la CAN 2013 : Adji Otèth Ayassor à la barre !

87

Les comptes de la participation des Eperviers à la CAN 2013 en Afrique du Sud ne sont toujours pas publiés. Le Premier ministre d’alors, et président du Comité de supervision, Arthème Ahoomey-Zunu, plusieurs fois interpellé sur la question s’est muré dans un silence.

Ce mutisme commence à agacer dans certains milieux. C’est ainsi que l’on apprend qu’en principe, Arthème Ahoomey-Zunu avait instruit son ministre de l’Economie et des Finances Adji Otèth Ayassor à l’époque de publier le rapport des comptes de la CAN 2013 en Afrique du Sud.

En effet, dans un courrier adressé à son ministre, l’ancien Premier ministre écrivait : « En janvier 2013, dans le cadre de la participation de notre équipe nationale de football à la Coupe d’Afrique des Nations en Afrique du Sud, le gouvernement a mis en place trois (03) comités en vue d’une bonne organisation de cette participation ». Et d’ajouter qu’en sa qualité du président du Comité de supervision, il avait pris « l’engagement que contrairement aux pratiques anciennes, un audit détaillé sera fait de l’utilisation des fonds qui sont mis à la disposition du comité de mobilisation des fonds et du comité d’organisation ».

On a la confirmation, dans cette correspondance du natif de Kpélé-Tsavié, que les deux cabinets ont fini leur travail d‘audit depuis longtemps, et que le comité de mobilisation a fait des observations avant de retransmettre les rapports au cabinent ICC. Suite à cela, Ahoomey-Zunu a avisé Faure Gnassingbé avant de demander à Ayassor « de faire publier par le cabinet, les résultats de son audit ».

Depuis là, rien. Qui protège qui dans cette affaire de gros sous ? On sait qu’il y a eu des prévarications et que ce sont leurs présumés auteurs qui font tout pour que les comptes ne soient pas publiés. Selon le confrère ‘’L’Equipe Sportive’’ qui avait consacré un dossier sur le sujet, le rapport comporterait un trou de 192 millions FCFA.

Les Eperviers sont encore qualifiés pour la phase finale de la CAN qui a lieu au Gabon du 14 janvier au 5 février 2017. Comment se fera la mobilisation des fonds si on sait que celle de 2013 a été l’occasion pour des individus facilement identifiables de prendre des libertés avec des fonds publics ?

A.H

icilome.com