Avec Plan International Togo, la jeune fille togolaise « prend le pouvoir »

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Cette journée de jeudi 11 novembre a été très chargée pour la ministre togolaise de la Planification du développement, Céline Améyo Ekon (photo) à son cabinet dans l’immeuble du CASEF à Lomé. Arrivée à 7 heures à son bureau, elle n’a pas perdu de temps, elle a dirigé des réunions, s’est entretenue avec des partenaires du Togo, a discuté avec ses collaborateurs et approuvé des documents, a constaté l’Agence de presse Afreepress.

Dans l’après-midi, elle a tenu au lycée de Tokoin à Lomé, une conférence placée sous le thème : « l’épanouissement de la jeune fille togolaise à travers la réalisation des Objectifs de développement durable ». C’est en présence des personnalités comme le Représentant résident par intérim de Plan International Togo, Haha Tchingué et le proviseur dudit lycée, Kossivi Agbodan.

Dans son mot d’ouverture, la ministre a fait savoir à l’assistance que plus de 800 millions de personnes à travers le monde vivent avec moins de 700 francs CFA par jour et présenté aux nombreux élèves qui ont participé à la conférence à travers des questions, les 17 objectifs de développement durable que la communauté internationale a adoptés en septembre 2015 lors de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Dans la réalité, il s’agit d’une simulation organisée par l’ONG internationale Plan Togo pour mettre en œuvre le nouveau concept qu’elle a mis en place : « Prendre le pouvoir » (Take over) dans le cadre de la campagne « Parce que Je Suis une Fille (BIAAG), relativement à la Journée internationale de la fille célébrée tous les 11 octobre et ceci depuis 2012. Céline Améyo Ekon n’est en réalité qu’une étudiante de 21 ans en 2ème année d’Administration secrétariat trilingue à l’ESAG-NDE.

« Nous sommes dans le cadre d’une campagne que Plan International a lancé en 2012 et qui est appelée BIAAG. Jusqu’en 2015, la première partie de la campagne s’est déroulée et focalisée essentiellement sur l’éducation de la fille. A partir de 2015 et à la faveur des objectifs de développement durable, la campagne a été transformée en mouvement assis sur quatre piliers fondamentaux à savoir apprendre, diriger, décider et s’épanouir. Des actions concrètes seront menées dans le cadre de ces 4 piliers et nous sommes dans le cadre du troisième pilier qui est ‘’diriger’’. Nous voulons permettre à 100 millions de jeunes filles d’ici 2030 de renforcer leurs capacités en matière de prise de décision et de participation, que ce soit au sein des familles, dans les instances publiques ou dans les instances
communautaires », a indiqué Atsu Eklu, Conseiller genre de Plan Togo.

« Nous avons identifié un certain nombre d’organisations et d’institutions qui sont nos partenaires au Togo, dont le ministère de la Planification du développement où nous avons placé des jeunes files qui vont occuper les postes de premiers responsable, prendre des décisions à la place de ces premiers responsables pour créer l’émulation dans la tête de ces jeunes filles pour envoyer un message fort aux parents et aux autres jeunes filles qui vont suivre l’événement de loin », a-t-il ajouté.

L’initiative est née à la suite de la décision prise par les dirigeants du monde, de faire une place importante aux droits des filles dans le nouvel agenda des ODD. Pour Plan international Togo, «sans un mouvement global mettant l’accent sur les causes structurelles de la discrimination à l’égard des filles, elles seront toujours invisibles, vont se voir dénier leurs droits et seront incapables de saisir les opportunités existantes et d’exprimer leurs réels
potentiels.

L’initiative est épousée par le gouvernement. « C’est un jeu de rôles qui a permis à cette jeune fille de prendre la place du vrai ministre de la Planification du développement, Kossi Assimaïdou. Cette initiative a reçu l’assentiment et l’accompagnement du gouvernement à cause de son engagement à faire de la jeunesse un acteur clé de développement et tous les programmes qui sont développés aujourd’hui par le gouvernement dans le cadre des ODD, c’est de faire en sorte que la jeunesse, les personnes âgées et autres puissent avoir plus d’accès aux services sociaux de base », a indiqué Bawoumondom Babaké, chargé des études de population et au plaidoyer au ministère de la Planification du développement.

La communauté internationale a célébré le 11 octobre la Journée internationale de la fille sous le thème : « Progrès pour les filles= progrès pour les objectifs : un mouvement mondial en faveur des données sur les filles ».

Bernadette A.

icilome.com